Digital Congo
25/07/2011
Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, le Prof. Jacques Ndjoli, a annoncé que le fichier électoral nettoyé pourra être présenté à l’Assemblée nationale et au Sénat dans quelques jours, probablement le 28 juillet prochain
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) va déposer le fichier électoral nettoyé le 28 juillet à l’Assemblée nationale et au Sénat, a annoncé son vice-président, le Pr Jacques Ndjoli. Le dépôt de ce fichier électoral pourra permettre d’avoir exactement le nombre de sièges par circonscription électorale, a-t-il précisé lors d’une intervention dans le journal télévisé de la chaîne privée Numerica TV.
« Nous avons sept jours pour terminer ce travail (de nettoyage) sur lequel les équipes travaillent 24h/24. Le président (de la Ceni) s’est déplacé pour s’installer près du Centre national de traitement, où se fait ce travail de conciliation », a indique le vice-président de la Ceni qui croit qu’à partir du 4 août prochain, les bureaux de réception et de traitement des candidatures seront mis en place.
« Cette fois, il y aura un traitement informatisé de ces candidatures, pour gagner du temps, en termes de leur gestion intégrée », a-t-il signalé. La Ceni dispose d’au moins 10 sites qui vont recevoir les candidatures pour les élections législatives.
« Jusqu’au 6 septembre 2011, la Ceni va présenter les candidatures retenues. Ce système est déjà mis en place. Et nous sommes déjà prêts à aborder les autres étapes. Nous sommes convaincus qu’avec la bonne volonté des parlementaires, nous aurons aussi un débat sérieux mais responsable, pour que les sièges par circonscription soient approuvés aussi dans la sérénité par les deux Chambres. Il faut connaître le nombre de sièges, pour que les partis politiques et les indépendants puissent déposer leurs candidatures pour les élections », a-t-il affirmé.
Des précisions fournies sur les irrégularités dénoncées par l’UDPS et autres partis politiques.
« Il est important, a indiqué en outre le vice-président de la CENI que nous puissions comprendre que la lutte contre la fraude, qui est une réalité électorale en Afrique et essentiellement dans d’autres pays, ne peut être menée avec efficacité que si les partis politiques déploient, dans le centre d’enrôlement, les témoins et les observateurs (...) De même, demain dans les 64.000 bureaux de vote, il faut que les partis politiques mettent les témoins, sinon il y aura des tentatives de fraude, a souligné Jacques Ndjoli.
Il a ainsi appelé les partis politiques, les citoyens et la société civile à « se donner les moyens pour lutter contre la fraude qui est une éventualité qu’il faut intégrer dans le jeu électoral. Le vice-président de la CENI a également souhaité que tous les Congolais aillent à des élections libres, transparentes et justes, qu’ils puissent désigner des futurs dirigeants, « de manière à renforcer l’efficacité et la légitimité des institutions, à améliorer la gouvernance politique de ce pays. La CENI ne peut pas travailler sans les contacts avec les acteurs principaux ». Le processus électoral appartient d’abord aux partis politiques qui sont, eux, les acteurs appelés à travailler dans une totale liberté, a-t-il dit.
Pour un processus électoral apaisé, il faut que les partis politiques, la société civile, les médias, les jeunes, les femmes, puissent trouver portes ouvertes auprès de l’Administration électorale que nous sommes. Nous sommes un service national, un service civique qui ne peut passer fermé aux apports », a t-il confié.
Jacques Djoli a indiqué que le bureau de la CENI a noté avec satisfaction que l’enrôlement a bien rempli vision d’arriver à au moins 31 millions. « Nous avons atteint plus ou moins 102 %, ce qui dénote d’un engouement certain et de la volonté manifeste du peuple congolais d’aller aux élections » a signalé le vice-président de la CENI qui a fait état d’une « satisfaction globale » sur ce chiffre.
La CENI n’entend pas organiser des élections apaisées et transparentes sans l’apport des parties prenantes. Il a jugé important que la CENI puisse avoir une dotation au lieu de se présenter chaque fois à la porte de la caisse du gouvernement pour demander des fonds. « Nous avons reçu un apport de 30 millions USD qui va permettre de passer les commandes, le reste doit venir », a affirmé le vice-président de la CENI. « Je ne peux pas contester à un parti politique le droit de manifester, dès lors qu’il a suivi toutes les procédures », a soutenu M. Djoli, faisant allusion au sit–in organisé par l’UDPS. « Je crois que la liberté des manifestation publiques est garantie par des institutions », a-t-il encore dit.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire