Dikembe Mutombo, basketteur bienfaiteur
Ex-basketteur de la NBA, 44 ans
Dikembe Mutombo.© Kevin C. Cox/Getty Images/AFP
Une grave blessure au genou gauche en avril 2009, et le célèbre basketteur Dikembe Mutombo, l’un des meilleurs défenseurs de la NBA, aux États-Unis, décide de tout arrêter après dix-huit saisons. De toute façon, celui qui « a cassé beaucoup de records », comme il se plaît à le dire de sa voix rocailleuse a de quoi faire. Du haut de ses 2,18 m, « le mont Mutombo » peut désormais consacrer plus de temps à sa famille et à ses activités caritatives à Kinshasa. Malgré sa longue carrière américaine, il n’a jamais oublié sa ville natale, où tout a commencé avec le club de BC Onatra. On l’appelait alors « Likembé », nom d’un instrument de musique.
Intraitable sous les paniers, il est devenu un « bienfaiteur » et a fait construire l’hôpital Marie-Biamba-Mutombo à Masina.
Hillary Clinton a visité l’établissement en août dernier. Car Dikembe fait aussi la fierté des Américains.
Golden Misabiko, défenseur des droits de l'homme
Président au Katanga de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), 55 ans
Zacharie Bababaswe, le poil à gratter
Présentateur du « Journal en Lingala facile », 45 ans
Zacharie Bababaswe.© Baudoin Mouanda pour J.A.
Pin’s à l’effigie de Che Guevara à la boutonnière, le présentateur du Journal en lingala facile aime provoquer. Délestages, coupures d’eau, inondations : Zacharie Bababaswe prétend traiter les « préoccupations quotidiennes des Kinois ». Il fait rire les téléspectateurs, il est populaire, chacun le connaît. Mais il irrite aussi. Le 18 mars dernier, son programme a été suspendu pour trois mois. Un peu fanfaron, l’intéressé est persuadé de « gêner » et continue de sévir sur internet.
Abbé Apollinaire Malu Malu, aux manettes de la Commission électorale
Président de la Commission électorale indépendante (CEI), 48 ans.
Abbé Apollinaire Malu Malu.© Benoît Doppagne/AFP.
Au lendemain de l’élection présidentielle de 2006, l’abbé Apollinaire Malu Malu – sous pression et en permanence flanqué de gardes du corps – affichait une forme de lassitude et semblait pressé de quitter l’arène politique pour se consacrer à des projets de développement. Finalement – et à défaut de la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), pour laquelle il n’est pas candidat –, il est toujours à la tête de la CEI. Aux manettes, il prépare les élections générales prévues en 2011. Un calendrier doit être présenté dans les prochains jours. À la Ceni de reprendre ensuite le flambeau.
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