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samedi 10 septembre 2011

L’étrange «évasion» de Gédéon Kyungu Mutanga

Congo Indépendant
10/09/2011

Kyungu Mutanga, alias "Gédéon".
Photo d’archives

Evasion ou coup fourré des "super faucons" de l’entourage de "Joseph Kabila"? Mercredi 7 septembre vers midi, un groupe d’individus cagoulés et armés a eu l’audace d’attaquer la prison de Kasapa, située à une dizaine de kilomètres du centre de la ville de Lubumbashi. Les assaillants - identifiés comme étant des miliciens maï maï - apparemment bien «tuyautés» auraient tiré sur des policiers de faction. Leur objectif était de faire libérer leur ancien chef. Son nom : Kyungu Mutanga, alias «Gédéon». On peut gager que la libération des autres détenus ne serait que de la diversion.

Selon le ministre provincial de l’Intérieur, 967 détenus sur 1305 ont pris le large. Il y aurait parmi eux des membres d’un mouvement «indépendantiste» dénommé «CORAK» (Coordination d’organisation du référendum d’autodétermination du Katanga) en détention depuis février dernier. Aux dernières nouvelles données par le même ministre, 163 fugitifs auraient été repris. le conditionnel doit être de rigueur. Qu’en est-il des autres? Ce ministre qui ne manque pas de perspicacité est arrivé à la conclusion selon laquelle il y aurait des «complicités à l’intérieur de la prison». Aussi, une «enquête» serait-elle «en cours» selon la formule consacrée.

Lubumbashi, le chef-lieu de la province du Katanga, est la seconde agglomération congolaise après Kinshasa. Depuis la «libération» du 17 mai 1997, cette ville est devenue une sorte de «nouvelle Gbadolite». Laurent-Désiré Kabila était, en effet, originaire de cette Région. Par ukase du Grand chef lubakat Kasongo Nyembo, le successeur de Mzee en l’occurence "Joseph Kabila" a été proclamé "Mulubakat à 100%". La "tradition" est ainsi préservée. Depuis lors, un important contingent de la garde présidentielle est basé dans cette riche cité urbaine.

Au regard de tous ces éléments, même l’Inspecteur «Colombo» aurait affiché une incrédulité certaine en apprenant que les renforts de la police appelés à la rescousse ont mis près d’une heure pour parcourir les sept kilomètres séparant le centre-ville avec ce pénitencier. Selon un rapport, ces renforts seraient arrivés vers 12h 30. Alors que l’assaut s’est produit près d’une heure auparavant.

Il faut refuser de voir pour ne pas constater que les prisonniers en cavale ont bénéficié des "facilités" au plus haut niveau de la hiérarchie civile et militaire non seulement provinciale mais aussi nationale. A preuve, en dépit du scandale et de l’humiliation infligée aux affaires pénitentiaires dépendant du ministère de la Justice, aucune tête n’est tombée. Ni à Lubumbashi. Ni à Kinshasa. Ni ailleurs. Personne ne doit rendre compte.

A tout seigneur tout honneur. Kyungu Mutanga, alias «Gédéon», n’est pas n’importe qui. Chef d’une milice maï maï dans le Nord-Katanga au cours de la seconde moitié des années 90, l’homme a connu la «gloire» fin 1998 lorsque le président LD Kabila eut la redoutable idée de faire appel à tous les jeunes désoeuvrés du Katanga pour constituer le socle de la fameuse «FAP» (Forces d’auto-défense populaire). Objectif : barrer la route aux rebelles pro-rwandais du RCD lesquels menaçaient de s’emparer de la capitale du cuivre.

Selon des sources bien informées, Daniel Mulunda Ngoy Nyanga et John Numbi Banza Tambo furent chargés de la mise sur pied de cette unité paramilitaire. Celle-ci sera par la suite délaissée après la signature des accords de paix de Lusaka en juillet 1999. Des fusils mitrailleurs ont déjà été distribués à ces «jeunes gens». Après les travaux du dialogue intercongolais fin 2002, les "FAP", n’ayant pas participé au partage du pouvoir, ont fini par s’éclater en plusieurs factions. Des factions décidées à se faire "rétribuer" sur la population.

De 2003 à 2006, Gédéon et ses hommes ont commis des viols, des pillages et des assassinats au Nord-Katanga sur l’axe Pweto-Mitwaba-Malemba Nkulu. N’eut été la pression exercée par la communauté internationale afin qu’il soit arrêté et jugé, ce criminel sanguinaire - qui continue à jouir des protections en «haut lieu» - serait sans doute entrain de se pavaner dans un poste dans les FARDC avec le grade de colonel ou de général à l’instar d’un Bosco Ntaganda. En 2008, Kyungu a été condamné à mort par un tribunal militaire à Likasi.

Questions : Qui a organisé l’«évasion» de Kyungu Mutanga, alias Gédéon ? Pourquoi cette évasion intervient-elle à moins de trois mois des élections présidentielles et législatives? A qui pourrait profiter l’insécurité qui résulterait de la présence de cet ex-chef milicien sur le terrain et qui pourrait réactiver ses «réseaux» ? S’il se confirmait que l’attaque de la prison de Kasapa était l’œuvre des «maï maï», quid alors de l’opération «Bicyclette contre argent» menée jadis par l’association «Parec» du très controversé Pasteur Daniel Mulinda Ngoy Nyanga qui s’arrogeait le titre officieux de «conseiller spirituel» du président sortant «Joseph Kabila»?

Question finale : Quelle est la destination donnée aux armes et munitions recueillies à l’époque par le Parec?
Baudouin Amba Wetshi

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