29/03/2012
Activités de l’Equipe-Pays
Humanitaire
UNICEF – PAM – HCR :
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec leurs partenaires et le Gouvernement provincial du Katanga, ont besoin de quatre millions de dollars pour une assistance d’urgence en faveur de plus de 16 000 personnes déplacées, affectées par les violences dans le Territoire de Mitwaba et ses environs. Ces personnes déplacées ont fui les affrontements entre l’armée nationale et les Mayi-Mayi de Gédéon Kyungu Mutanga. Cette enveloppe financière permettra de couvrir les besoins en nourriture, soins de santé, biens non alimentaires, abris d’urgence, protection des civils, eau et assainissement, nutrition et le retour des enfants déplacés à l’école.
A ce jour, le Gouvernement provincial a assisté 900 ménages avec des biens non alimentaires et remis au PAM 200 000 dollars pour une distribution alimentaire d’urgence. Selon le Comité provincial inter-agences (CPIA) du Katanga, ces déplacés - dont 86% sont des femmes et des enfants – sont répartis sur plusieurs sites. 25% des enfants ont moins de cinq ans et 35% sont en âge scolaire.
OMS – UNICEF:
Plus de 4,5 millions d’enfants de moins de 5 ans sont visés par la campagne de vaccination contre la poliomyélite lancée le 27 mars dans quatre provinces de la République démocratique du Congo à savoir le Kasaï Oriental, le Katanga, le Maniema et le Sud-Kivu. Un total de 28 zones de santé est concerné par l’opération. En 2011, la RDC avait enregistré 93 cas de poliovirus sauvage. Cette situation justifie la relance de la vaccination à travers la stratégie du porte-à-porte, initiée par le Gouvernement de la RDC avec l’appui de l’OMS, l’UNICEF, le Rotary International ainsi que d’autres partenaires. En avril 2012, les mêmes partenaires appuieront le Gouvernement dans l’organisation des premières Journées nationales de vaccination (JNV) dont les préparatifs sont en cours.
OMS:
Le choléra demeure une préoccupation sanitaire majeure dans toutes les provinces de la République démocratique du Congo, à l’exception des deux provinces du Kasaï. Les tendances suggèrent que si des réponses d’envergure ne sont pas mises en place dans les semaines à venir, la situation pourrait être plus dramatique que celle de 2011.
Selon les statistiques compilées par le Ministère de la santé et l’OMS, 8 144 cas dont 120 décès ont été enregistrés du 1er janvier au 27 mars 2012, représentant près de 40% du nombre total des cas enregistrés en 2012. 6 794 cas dont 77 décès ont été enregistrés dans les provinces de l’est du pays, souffrant chroniquement de la maladie. Ces chiffres représentent la moitié du total des cas rapportés dans le Katanga, Maniema, Nord-Kivu, Sud-Kivu et le District de l’Ituri. La Province du Sud-Kivu reste la plus affectée avec 2 214 cas dont 14 décès depuis le début de l’année.
Dans les provinces situées le long du fleuve Congo qui sont frappées par l’épidémie, le Bandundu est la province la plus touchée avec 528 cas dont 16 décès, suivi du Bas-Congo avec 379 cas dont 8 décès et la Ville de Kinshasa avec 367 cas dont 10 décès. L’accès à l’eau potable et le manque d’hygiène et assainissement restent les principales causes de l’épidémie.
Développement
BIT :
Le travail des jeunes, plus précisément, un travail décent pour les jeunes qui sera dans le contexte de reconstruction et de modernisation de la RDC, tel est le thème d’un atelier organisé demain à Kinshasa par le Bureau international du Travail (BIT), en étroite relation avec les Ministères de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale ainsi que de la Jeunesse et des Sports et les organisations d'employeurs, de travailleurs et de jeunes. L’objectif de cet atelier est triple : en premier lieu, renforcer le partenariat pour l'emploi des jeunes mais aussi identifier et partager les bonnes pratiques relatives aux politiques et programmes pour l'emploi des jeunes et enfin mettre en place une plate-forme interactive rassemblant entités politiques et stratégiques, jeunes et partenaires sociaux. L’activité se tiendra à l'Hôtel VENUS de Kinshasa demain de 9h00 à 17h00. Elle est ouverte aux médias.
UNMACC :
Retenez la date : mercredi prochain 4 avril aura lieu la Journée Internationale de la Sensibilisation au Problème des Mines. Cette année, une grande campagne internationale est organisée sur le thème « prêtez votre jambe pour un monde sans mines ». La journée sera marquée en RDC par des manifestations à Kinshasa, Goma et Bunia. De plus amples informations sont disponibles sur le site web de l’UNMACC : www.macc-drc.org
ONU FEMMES :
Plus de 150 femmes rurales de N’sele et Kimwenza, mises à l’honneur en ce mois de la femme, vont pouvoir travailler dans de meilleures conditions grâce à la remise de matériel agricole : des bêches, houes, râteaux, arrosoirs et semences améliorées. C’est la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections (LIFCE), qui est l’origine de cette initiative soutenue par ONU-Femmes. Une quinzaine des femmes leaders politiques, toutes tendances confondues, ont accompagné cette action visant à valoriser la femme rurale afin de lui redonner espoir. Il est prévu que ces remises de matériel soient étendues à l’ensemble du territoire.
Situation militaire
Dans la partie occidentale de la République Démocratique du Congo, la situation sécuritaire est demeurée généralement calme la semaine dernière. Cependant, l’environnement sécuritaire à l’Equateur et au Kasaï Oriental perturbé par des tensions ethniques et des conflits fonciers récurrents, constitue une sérieuse source de préoccupation à la stabilité dans ces provinces.
Au Kasaï Oriental, le 18 mars 2012, cinquante-deux (52) huttes ont été incendiées au village Tungulu, situé à 25 kilomètres au Sud-ouest de Kabinda, suite à un conflit foncier qui a provoqué des affrontements entre les habitants du village Minda et Tungulu, appartenant respectivement aux secteurs Mvunayi et Lukashiyi Lualu, du territoire de Kabinda. L’Etat-major de la Police Nationale Congolaise (PNC) de Kabinda a dépêché sur les lieux une équipe d’intervention rapide dans le but de rétablir l’ordre dans la région.
A Kinshasa, le 21 mars 2012, la Police Onusienne a rapporté le vol de 52,865 USD et de 23,830 Euros par quatre (04) hommes armés dans l’immeuble de la « Trust Merchant Bank » (TMB), situé sur l’avenue Equateur, dans la commune de la Gombe. La PNC mène des enquêtes à ce sujet.
A l’Equateur, dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, les rapports ont signalé l’évasion de trois (03) détenus de la prison centrale de Mbandaka, ramenant à trente-trois (33) le nombre des prisonniers évadés de cette maison carcérale dans le courant du mois de mars 2012. La récurrence de ces incidents, constitue une menace sérieuse à la situation sécuritaire à l’intérieur et autour de la ville de Mbandaka.
En Province Orientale, la situation sécuritaire toujours imprévisible a été marquée du 17 au 18 mars 2012, par le pillage de six (06) maisons, le meurtre d’un (01) homme et le kidnapping de trois (03) personnes, dont une (01) fille à Tomati, situé à 45 kilomètres au Sud de Faradje, perpétrés par des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Par ailleurs, d’autres rebelles de ce groupe armé actifs dans la région autour de Duru, ont exprimé leur intention de se rendre.
Le 19 mars 2012, suite aux incidents survenus du 17 au 18 mars 2012 à Tomati, la Force de la MONUSCO y a déployé une patrouille robuste dans le but de dominer la zone, de dissuader toute action des groupes armés, de mener des investigations et d’assurer la protection des populations civiles présentes dans la région.
Le même jour, dans le cadre de l’inspection des troupes et de l’évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain en vue d’une action appropriée, le commandant de la Brigade d’Ituri a conduit une mission de travail à Dungu, Bangadi et Gangala Nabodio.
Du 19 au 20 mars 2012, la Force de la MONUSCO a conduit une mission héliportée de surveillance et d’information au-dessus de la région de Sambia, suite aux rapports signalant l’attaque menée le 11 mars 2012 par trente (30) éléments armés contre le poste de la Police Nationale Congolaise (PNC) de cette localité, située à 140 kilomètres au Sud de Dungu.
En Ituri, le 19 mars 2012, les miliciens du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) se sont redéployés entre Kagaba et Gety, et ont également renforcé leurs positions à Bukiringi, Aveba, Chekele, Gety et Kagaba.
Ce réaménagement du dispositif est en partie dû au déploiement d’une section des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Bogoro, réalisé dans le cadre normal de relève et affectation des troupes en vue d’assurer la sécurité dans cette région. La Force de la MONUSCO à travers la Brigade d’Ituri, surveille étroitement la situation sécuritaire qui prévaut au Sud d’Irumu, et se tient prête à intervenir promptement pour assurer la protection des populations civiles.
Le 24 mars 2012, dans le cadre de sa campagne médicale hebdomadaire, l’hôpital de niveau 1 de la Force de la MONUSCO de Mahagi, a gratuitement prodigué des traitements variés, au profit de nombreux patients de la région souffrant de pathologies diverses.
Les 24 et 25 mars 2012, compte tenu de la situation sécuritaire tendue au Sud d’Irumu, le Commandant de la Force de la MONUSCO, le Lieutenant-Général Chander Prakash, a mené une visite de travail dans la région qui l’a conduit successivement à l’Etat-major du bataillon Bangladais établi au camp Ndoromo à Bunia, ainsi que dans les postes opérationnels de la Force de la MONUSCO de Bogoro et de Komanda, dans le but d’évaluer concrètement la situation sécuritaire prévalant dans la partie méridionale du district d’Ituri.
Au Nord-Kivu, la tension observée la semaine dernière rend la situation sécuritaire volatile dans cette province. En effet, les rebelles de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) ont ouvert le feu sur deux (02) hélicoptères de la Force de la MONUSCO et blessé un (01) Casque bleu. Les éléments des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ont poursuivi leurs activités de banditisme, de harcèlement et de kidnapping des populations civiles durant la période considérée. Par ailleurs, l’opération conjointe «Radi Strike » (Coup de foudre), lancée par la Force de la MONUSCO et les FARDC contre les groupes armés actifs dans cette province, se poursuit.
Dans la nuit du 18 au 19 mars 2012, le commandant des Mayi-Mayi Komplet, le « Lieutenant-colonel » Komplet a été tué avec deux (02) de ses éléments par des FDLR au village Rusebeya, situé à 6 kilomètres au Nord-ouest de Nyamilima.
Le 19 mars 2012, des rebelles de l’ADF ont ouvert le feu, sans faire de victimes ni causer des dommages, sur un (01) hélicoptère de type « Oryx » de la Force de la MONUSCO en patrouille aérienne de reconnaissance au-dessus de la région de Nadui en territoire de Beni, dans le cadre de l’opération « Radi Strike » (Coup de foudre). La Force de la MONUSCO a immédiatement déployé un hélicoptère de combat de type « MI-24 », dans le but de surveiller la zone, de dissuader et d’interdire toute action de ce groupe armé.
Le 21 mars 2012, les combattants de l’ADF ont ouvert le feu sur l’un des quatre hélicoptères de combat de la Force de la MONUSCO en patrouille aérienne au-dessus de la région de Nadui, pour larguer des tracts mettant en garde les ADF contre toute action offensive menée contre le personnel des Nations Unies ou ses aéronefs, tout en les invitant à la reddition à travers le processus DDRRR. Un (01) Casque bleu Ukrainien a été blessé à la jambe gauche et immédiatement évacué vers l’hôpital de niveau 3 à Goma pour des soins appropriés. Présentement il se trouve à l’hôpital de niveau 4 de Pretoria, où sa situation médicale est jugée stable. Cinq impacts de balle ont touché l’hélicoptère, dont deux (02) sur le rotor et trois (03) sur le fuselage. La Force de la MONUSCO planifie une réaction spécifique contre cette attaque délibérée.
A la même date, un (01) soldat FARDC a été blessé et deux (02) éléments de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) tués dans l’embuscade tendue par la coalition APCLS/FDLR contre une patrouille FARDC près de Kinyumba, situé à 20 kilomètres au Nord-ouest de Masisi, sur l’axe Kinyumba-Lwibo.
Le 24 mars 2012, une autre patrouille de reconnaissance aérienne menée par deux (02) hélicoptères d’attaque « MI-24 » de la Force de la MONUSCO au-dessus de la région de Nadui dans le but de confirmer la présence d’éléments armés dans cette zone, n’a décelé aucune activité des groupes armés dans cette région.
Au chapitre des redditions, les 23 et 24 mars 2012, deux (02) éléments FDLR se sont rendus sans armes aux postes opérationnels de la Force de la MONUSCO de Ntoto et de Nyanzale.
Au Sud-Kivu, la situation sécuritaire demeure volatile. L’opération conjointe « Amani Kamilifu » (La paix renforcée) lancée par la Force de la MONUSCO et les FARDC est entrée dans sa phase de stabilisation, matérialisée par le déploiement de vingt-sept (27) patrouilles quotidiennes, en vue de sécuriser les populations civiles. La pression exercée par les troupes FARDC contre les FDLR dans les localités de Nandate, Hombo, Mabe, Nzovu et d’autres localités ; a occasionné de nombreuses redditions dans les rangs des FDLR.
Dans la nuit du 16 au 17 mars 2012, environ dix (10) combattants FDLR ont attaqué la localité de Kahamba, située à 20 kilomètres au Nord-ouest de Walungu, tué une (01) personne, incendié au moins quinze (15) maisons et provoqué le déplacement des habitants vers la chefferie de Nindja.
Le 20 mars 2012, les FARDC ont attaqué les positions des éléments Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki au village Ndese, situé à 35 kilomètres au Nord-ouest de Shabunda, tué un (01) combattant et blessé six (06) autres.
Le 23 mars 2012, suite à l’attaque des FDLR menée du 16 au 17 mars 2012 sur le village Kahamba, la Force de la MONUSCO a déployé une patrouille aérienne de surveillance au-dessus de cette localité et des régions avoisinantes, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire et de dissuader les groupes armés. Des dépliants de la Section DDRRR incitant les FDLR à se rendre pour leur rapatriement au Rwanda, ont également été largués sur le groupement Irhegabarhonyi.
Le 25 mars 2012, la Force de la MONUSCO a déployé ses troupes au village Nyaruhange, situé à 5 kilomètres au Sud d’Ishasha, suite à l’embuscade tendue par des éléments armés contre les FARDC dans la région, dans laquelle trois (03) FARDC et un (01) civils ont été tués.
Le 26 mars 2012, un groupe composé de quinze (15) combattants FDLR aurait pillé le village Kahungu, situé à 14 kilomètres au Nord d’Adikivu, et kidnappé vingt (20) civils utilisés comme porteurs, qui furent relâchés plus tard. La Force de la MONUSCO a déployé deux (02) patrouilles spéciales au village Kahungu pour vérifier l’information.
Au chapitre des redditions enregistrées à travers la province pendant la période considérée, environ vingt et un (21) combattants et quatre-vingt quatorze (94) membres de leurs familles, se sont rendus à Mbandakila, Minembwe, Lwizi, Bunyakiri, Mpese et Chimbuta.
Au Katanga, la situation sécuritaire est demeurée relativement calme la semaine dernière, mais reste incertaine. Les FARDC poursuivent leurs opérations contre les Mayi-Mayi du « Colonel » Gédéon près de Manono.
Dans la nuit du 17 au 18 mars 2012, la PNC a appréhendé deux (02) soldats évadés de la prison de Kassapa le 7 mars 2012, et qui étaient impliqués dans plusieurs cas de vols commis à Lubumbashi.
Le 20 mars 2012, les Mayi-Mayi Gédéon auraient tué un (01) policier et deux (02) civils au village Kongolo Wa Bilengele, situé à 350 kilomètres au Nord-est de Kamina.
Dans le Secteur 2, la situation sécuritaire est restée relativement calme. Cependant, les Mayi-Mayi ont accru les activités de banditisme dans cette contrée.
Enfin, concernant les statistiques des patrouilles, la Force de la MONUSCO a mené 1223 patrouilles armées, dont 663 nocturnes et fourni 95 escortes, pendant que 310 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.
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