mardi 25 septembre 2012

Le Président Joseph Kabila à New York pour défendre la cause de la RDC agressée

Digital Congo 
24/09/2012

Le Président J. Kabila a quitté Kinshasa pour se rendre à New York où se joue depuis quelques heures au siège des Nations- Unies une véritable lutte d’influence entre lobbies et cartels au sujet de la guerre à l’Est de la RDC. 

Le président Kabila, à la tête d’une délégation de choc, est à New-York pour le prochain mini-sommet des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs - CIRGL - convoqué par le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon. La réunion du 27 septembre s’annonce rude pour toutes les parties et en particulier pour le Rwanda, reconnu comme principal soutien du M 23, mouvement rebelle qui a déclenché la nouvelle guerre au Kivu. L’Ouganda, qui joue le jeu de Kigali en essayant de le protéger, est lui aussi parti à New-York pour faire entendre sa voix. 


Les membres de l’Empire tutsi ont tenté à plusieurs reprises de verrouiller le système en voulant imposer leurs points de vue aux autres membres de la CIRGL. Ils sont soutenus dans leur démarche par certains pays occidentaux nostalgique comme la Grande-Bretagne, contente de voir le Rwanda tourner le dos à l’espace francophone. Au-delà de tout, c’est une véritable lutte d’influence entre lobbies et cartels qui se jouent depuis quelques heures au siège des Nations-Unies. 

Les premières délégations sont déjà arrivées à New York depuis le week-end, renseigne une source sur place. Ces équipes d’avance ont commencé les contacts utiles, ceux que l’on appelle la diplomatie des coulisses. Il s’agit de rallier le plus de membres possibles à sa cause. Le Rwanda et l’Ouganda ont déjà déployé leur armada, chargé de distiller tous les mensonges érigés en mode de gestion. La RD-Congo, qui a compris que la diplomatie a horreur du vide, a elle aussi dépêché les premières équipes dès le week-end. Selon toute vraisemblance, le chef de l’Etat arrive dans les heures qui viennent au siège de l’Onu pour conduire personnellement les équipes sur terrain. 

Dans la lutte d’influence qui règne entre lobbies, la RD-Congo ne peut compter d’abord que sur ces propres forces. Cela suppose une certaine sérénité et un début de consensus national interne sur les questions essentielles de survie de la nation. Bien malheureusement, il semble que toute la classe politique ne l’entend pas de cette oreille. Mais le pays peut compter aussi sur le puissant soutien de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe SADC- dont le comité défense et sécurité a décidé d’obtenir des membres un plus grand engagement en RD-Cong. C’est en réponse à cette demande que la Tanzanie, la première, a pris l’option de fournir le gros du continent de la future force neutre qui sera déployée probablement début décembre à la frontière entre la RD-Congo et le Rwanda. 

C’est également comme membre de la troïka de la SADC que l’Angola préside le comité des experts des renseignements de la CIRGL et que de ce fait le pays d’Edouardo Dos Santos devrait se retrouver tout naturellement dans la force neutre. Joseph Kabila pourra également compter sur l’appui d’un bon nombre de pays francophone, avec, en tête la France, qui avait d’ailleurs saisi le Conseil de sécurité de la question de la guerre dans l’Est de la RDCongo. La plupart de ces pays se retrouveront deux semaines plus tard à Kinshasa pour le 14ème Sommet de la Francophonie. 

Déploiement des équipes sur terrain 
Pour confirmer les avancées constatées dans le déploiement de la force neutre, l’Equipe militaire d’évaluation –EME- a été lancée officiellement samedi 22 septembre à Goma, par les ministres de la Défense des pays membres de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs -CIRGL. Cette équipe; composée de vingt-deux experts de onze pays membres de cette organisation, a pour mission d’évaluer la capacité des groupes armés étrangers et nationaux actifs dans l’Est de la RD-Congo, indique Radio Okapi. 

Il s’agit, aux dires du ministre RD-congolais de la Défense, Alexandre Lubal Tamu, « d’une petite équipe technique militaire, composée de deux officiers par pays membre de la CIRGL, ayant pour mission d’évaluer différents éléments techniques lesquels permettrons l’élaboration d’un concept opérationnel et le déploiement efficient d’ici au 8 décembre MONUSCO en termes d’appui logistique. Treize des vingt-deux officiers de cette équipe sont déjà arrivés à Goma. 
AfricaNews

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