mercredi 19 février 2014

Vous avez dit stratège?

Congo Independant
16/02/2014

Le Mzee LD Kabila s’est sans doute retourné dans sa tombe 
en apprenant que le fuyard de Pweto lui a succédé à la tête de l’Etat

Dans une récente interview sur "LCI", la chaîne info de la chaîne de la télévision commerciale française TF1, le Premier vizir congolais Augustin Matata Ponyo ou plutôt "pognon", alias "Hakuna Matata" (pas de problème en swahili), a poussé à la limite de l’impudence un grand cocorico pour célébrer la "victoire" des FARDC sur la milice pro-rwandaise du M23. 

"C’est une victoire héroïque, éclatante et historique", a-t-il aboyé littéralement. "Victoire historique, expliquait-il, parce que de mémoire de tous les Congolais, du moins ceux de ma génération, l’armée congolaise n’a jamais gagné, seule, une guerre. Sous le leadership du président Joseph Kabila, il y a une transformation qui se fait. Les FARDC n’ont pas peur - dans leur transformation et leur professionnalisation - d’affronter tous les ennemis d’où qu’ils viennent".
Depuis l’avènement du "raïs-président" à la magistrature suprême en République très très démocratique du Congo, le mensonge est élevé au rang de "religion d’Etat". Sans omettre la vantardise. 
Depuis le 5 novembre dernier date de la "débâcle" des hommes de Bertrand Bisimwa, les zélateurs de la "Kabilie" veulent faire croire aux Kongomani que le "raïs", alias "Papa Roméo", alias commandant suprême des FARDC, de la police nationale et de la garde républicaine est devenu une foudre de guerre. 
Stupeur et effroi! 
Un fait historique rappelle pourtant qu’en novembre 2000, alors qu’il était chef d’état-major des Forces terrestres, celui qui signait ses correspondances par le prénom "Joseph" suivi de l’initial "K.", avait fui à toutes jambes face aux rebelles du RCD soutenus par le Rwanda abandonnant ses hommes et tout un arsenal. 
C’était à Pweto. 
Le Mzee qui n’avait pas digéré cette couardise ne lui adressera plus la parole jusqu’à sa mort le 16 janvier 2001. 

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les potins de Kinshasa-Lez-Immondices, les responsables de la Monusco et ceux de la brigade internationale de l’Onu peinent à comprendre ce qu’ils qualifient d’"ingratitude d’Etat" quand on pense aux officiers tanzaniens tués dans les combats. 
Mon ami de renchérir : «Comment peuvent-ils bomber le torse alors qu’ils savent très bien que sans la Brigade d’intervention onusienne et surtout sans l’appui logistique de la Monusco, les FARDC ne pouvaient pas mettre les combattants du M23 en déroute. Il a fallu l’intervention des hélicos onusiens pour pilonner leurs positions afin de déloger ces combattants des collines qu’ils occupaient depuis une année». A en croire mon ami, des responsables onusiens s’étonnent de la lenteur qui caractérise l’enquête ouverte sur l’assassinat, le 2 janvier, du colonel Mamadou Ndala, l’officier qui incarnait à lui seul la victoire sur les rebelles. 

Mon ami qui n’a jamais fait mystère de son "anti-kabilisme primaire" de souligner qu’à force de tirer la couverture sur eux, le "raïs-président" et ses "petits soldats" que sont notamment "Pognon" et Lambert Mende, alias Vuvuzéla national, portent l’entière responsabilité de la mauvaise humeur perceptible dans les milieux des forces onusiennes. Celles-ci ont récemment laissé les FARDC affronter, seules, les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu. Au grand dam de la Kabilie. Un peu de modestie et plus de reconnaissance, souligne-t-il, auraient pourtant suffit à les satisfaire. Mais hélàs, ces qualités ne sont pas l’apanage des "surdoués" de "Papa Roméo", alias "la haute hiérarchie", alias l’autorité immorale, pardon, "l’autorité morale" de "la majorité présidentielle". Un "raïs" qui est tout le contraire d’un stratège. Faute d’avoir user les fonds de ses bermudas dans une académie militaire. 

L’ami qui est fort en érudition de me rappeler que l’Histoire est toujours écrite par les "vainqueurs". Et de conclure en citant le philosophe Jean-François Revel : "Le mensonge est la première force qui dirige le monde!". Jacky Mopipi

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