Vu que le Prix Nobel de la Paix en 2011 avait été attribué à trois femmes Africaines : Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Liberia, Leymah Gbowee (également Libérienne) et Tawakkol Karman, Yéménites, ces deux dernières militantes du droit des femmes, je doute que le Prix 2013 soit remis au Docteur Mukwege qui pourtant le mériterait.
Article paru dans L'Avenir.net du 03/03/2013
Un record de 259 candidats, dont 209 individus et 50 organisations, sont en lice pour le prix Nobel de la paix qui sera attribué en octobre à Oslo, a annoncé lundi l’Institut Nobel.
Le Prix Nobel de la paix se porte bien, merci pour lui. La prestigieuse distinction, remise chaque année, attire la candidature de plus en plus de personnalités. «La tendance est à la hausse, pas chaque année mais presque, a déclaré à l’AFP le directeur de l’Institut Nobel, Geir Lundestad. Cela reflète un intérêt croissant pour le prix. Les nominations viennent du monde entier», a-t-il dit.
Le précédent record remontait à 2011 quand 241 candidatures avaient été recensées.
La liste des candidats est tenue secrète par le comité Nobel pendant 50 ans, mais les parrains peuvent annoncer publiquement le nom de leur poulain.
- Malala Yousafzai, une adolescente pakistanaise qui milite pour les droits de l’homme dans son pays. Elle vit à Mingora, dans le district de Swat, à proximité de bastions talibans. Son combat : l’éducation des femmes. Le 9 octobre 2012, elle a été victime d’une tentative d’assassinat. Elle a été transférée à l’hôpital de Birmingham le 15 octobre pour y être soignée. Sortie de l’hôpital au début de cette année, elle se trouve actuellment en convalescence.
- L’ONG russe Memorial, qui défend les droits de l’homme. Fondée par Andreï Sakharov durant la période de la perestroïka, elle a pour but de porter une assistance aux prisonniers politiques, d’éviter le retour au totalitarisme et de faire la lumière sur les exactions du passé. Elle est actuellement présidée par Oleg Orlov. En octobre 2009, l’ONG a reçu le prix Sakharov, attribué par le Parlement européen pour la liberté de pensée.
- L’ex-président américain Bill Clinton, qui dirige la Fondation Clinton et préside la Clinton Global Initiative, une ONG chargée de lutter contre la malaria et le sida en Afrique ainsi que contre la pauvreté. En 2010, il a été nommé émissaire spécial des Nation unies pour Haïti. Sa candidature avait déjà été présentée l’an dernier.
- Le président réformateur birman Thein Sein. Depuis son élection – contestée – au poste de président de la République le 4 février 2011, il multiplie les signes d’ouverture : première sortie d’Aung San Suu Kyi, pourparlers de paix avec les minorités ethniques, mise sur pied d’une Commission sur les droits de l’homme, assouplissement de l’accès à internet, promulgation d’une loi autorisant les syndicats et le droit de grève, libération de prisonniers politiques, libéralisation de la presse…
Le choix début octobre
Parlementaires et ministres de tous les pays, certains professeurs d’université, anciens lauréats, membres de certaines organisations internationales et du comité Nobel, soit au total des milliers de personnes, sont habilités à déposer une candidature. La date-limite pour l’envoi des candidatures était le 1er février.
Le choix du comité Nobel est annoncé début octobre et le prix est remis le 10 décembre, date anniversaire de la mort de son fondateur, l’homme d’affaires et philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896). En 2012, le Nobel de la paix avait été attribué à l’Union européenne (UE), un choix contesté voire raillé par certains. «Il n’y a aucun doute que les attributions de ces dernières années ont contribué à accentuer l’attention» dont bénéficie le prix, a précisé M. Lundestad.
L’édition 2009, qui avait consacré Barack Obama, avait également fait des vagues alors que le président américain n’avait pris ses fonctions que quelques mois auparavant et que son pays était engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire