18/03/2014
| Le président de la RDC, Joseph Kabila, ne peut pas prétendre à un nouveau mandat dans l'immédiat. AFP PHOTO |
Le président Kabila quittera-t-il le pouvoir en 2016 à la fin de son deuxième mandat ? La question est de nouveau au centre des débats. Depuis que RFI a eu vent d’une proposition de plusieurs cadres du parti au pouvoir. Le principe est simple : modifier le mode de scrutin pour la présidentielle. Un scénario qui n’a pas encore été présenté officiellement au Parlement mais qui a fait l'effet d'un pavé dans la mare…
La proposition des proches de Kabila s’inspire des modèles sud-africain et angolais. Elu au suffrage indirect par le Parlement, le président sortant pourrait alors se représenter puisque le système de désignation du chef de l’Etat aurait changé. L’occasion pour Joseph Kabila de prétendre à deux nouveaux mandats.
Pour les centristes, il est encore trop tôt pour s’inquiéter. « Aujourd’hui, la majorité peut se réunir pour dire qu’elle veut que Kabila continue, tempère Augustin Kikukama, président de la coalition des centristes. Que la majorité apporte cette hypothèse devant le Parlement et là, cela deviendra sérieux. Les organisations politiques sérieuses pourront alors agir. Pour l’instant, on ne peut pas commencer à s’alarmer d’hypothèses et de réunions d’une famille politique. »
L’opposition, elle, préfère agir que réagir. Mercredi, plusieurs partis ont convoqué la presse. Objectif : montrer que la société civile est mobilisée et ne laissera pas passer un nouveau mandat pour le président Kabila.
A (RE)LIRE : Kabila veut-il contourner le verou constitutionnel ?
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