03/01/2014
par Martine Jacot, Journaliste au Monde
A l'heure actuelle, il pourrait pavoiser dans un bureau de Londres, comme certains de ses anciens collègues de HEC, grassement rétribués dans la finance, ou vivre confortablement de son métier d'ingénieur, à l'instar de ses copains de l'Ecole des mines de Douai (Nord). Il a préféré devenir entrepreneur, dans un contexte économique difficile, sur un continent tumultueux.
A 28 ans, Alexandre Castel gagne modestement sa vie, habite toujours chez ses parents lorsqu'il revient en France, déplore de ne pas avoir de compagne parce qu'il « voyage trop ». Mais le business plan qu'il avait mis un an à élaborer à la fin de ses études a porté ses fruits. Et son pari fou de louer ou de vendre des batteries solaires aux Africains privés d'électricité est en passe d'être gagné.