Kisangani, 20/08/2011
lu pour vous sur le site de la Monusco
Depuis 2001 selon UNMACC, 2727 Zones soupçonnées dangereuses et confirmées ont été répertoriées dans l’ensemble des 11 provinces du pays, tandis qu’un peu moins de la moitié, soient 1127 de ces zones ont été traitées. Le nombre de victimes de ces engins pour la même période sur l’ensemble du territoire est de 2434, occasionnant 1398 blessés et 1036 morts. C’est donc ce tableau peu reluisant que présente le paysage congolais en ce qui concerne le risque aux Restes explosifs de Guerre.
Le personnel militaire et civil de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) très présent sur le terrain est lui-même sans cesse exposé aux dangers que posent ces engins de guerre non explosés. Par exemple, le 11 août dernier, dans l’enceinte de la cour des Observateurs militaires de la Mission onusienne à Bafwasende, à 262 km à l’est de Kisangani, une grenade a été découverte, puis détruite quelques jours plus tard par la compagnie MECHEM -- l’un des opérateurs internationaux dans le domaine du déminage. D’après des témoins, cette grenade aurait été abandonnée à cet endroit par l’armée ougandaise lors de la rébellion de 1998 menée par le groupe rebelle Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD). Son explosion peut atteindre un rayon de 100 mètres carrés. La présence d’une autre grenade aux alentours du site de la MONUSCO où se côtoient civils et militaires a été signalée aux démineurs.
Les autorités locales de Bafwasende se disent satisfaites de cette action menée par les démineurs, mais insistent auprès des démineurs de la compagnie MECHEM pour qu’ils fassent davantage. Le chef d’équipe des démineurs de la compagnie MECHEM a expliqué à ses interlocuteurs que le but de leurs activités est de réduire l’impact social, économique et environnemental des mines et autres restes explosifs de guerre. Pour lui, l’investigation pour détecter et détruire des engins non explosés nécessite du temps. Toujours selon lui, cette zone pourrait contenir d’autres engins non explosés du fait que plusieurs armées en guerre et autres groupes armés se sont succédés à cet endroit.
Le cas de Bafwasende n’est, en réalité, qu’un infime échantillon de l’ensemble du territoire congolais.
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