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jeudi 29 décembre 2011

Droits et libertés : Le pouvoir kabiliste rétablit la messagerie «SMS»

Congo Indépendant
29/12/2011

C’est le ministre des Postes, le PPRD Louis Koyagialo Ngbase te Gerengbo, qui a annoncé, mercredi 28 décembre, la levée de cette mesure autant liberticide qu’impopulaire. Durant la fête de la Nativité, les Congolais, aux quatre coins du pays, ne savaient à quel saint se vouer pour envoyer un message de voeux aux parents et amis. Le pouvoir kabiliste s’est tiré une balle dans le pied en confirmant sa dérive fasciste.


C’est à l’issue d’une «réunion d’évaluation» avec les opérateurs de téléphonie mobile sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, que cette décision a été prise. C’est à partir du samedi 3 décembre que les Congolais ont constaté des "difficultés" à émettre des «SMS». La nouvelle a fait le tour du monde. Il n’était plus rare d’entendre un correspondant kinois contacté par SMS rappeler pour dire : "Tu sais bien que je ne peux pas te répondre par SMS".

Dans une lettre datée 28 décembre adressée aux sociétés opérant au Congo-Kinshasa en l’occurrence Vodacom, Airtel, Tigo, CCT, Supercel, Standard telecom, le ministre Lumanu a rappelé les motivations sécuritaires de sa décision initiale contenue dans une précédente correspondance. A en croire son collègue Koyagialo, des messages SMS envoyés «dans le contexte électoral appelaient les Congolais au pillage, au vandalisme, à la haine entre provinces, entre ethnies et tribus». Lumanu et l’ex-gouverneur du Shaba sont les seuls à croire en leur propre mensonge.

Le rétablissement de ce service téléphonique a été l’occasion pour Lumanu de rappeler aux entreprises précitées leur «engagement» à «identifier obligatoirement» tous leurs abonnés. Selon lui, cette identification a pour but «de faciliter les enquêtes ultérieures» sur les usagers qui se rendraient «coupables de délits sécuritaires». De quelle sécurité parle-t-on ? S’agit-il de la sécurité des personnes et des biens ou celle d’un pouvoir illégitime parce que inéfficace? Un pouvoir vomi par la grande majorité de la population croulant sous le poids de la pauvreté.

En suspendant la messagerie «SMS», le pouvoir kabiliste a privé les Congolais de deux libertés essentielles. A savoir la liberté de l’information et la liberté de critique. Les citoyens ont été privés du droit de dénoncer la mauvaise conduite des affaires de leur pays. Dans son éditorial daté du 5 décembre, le patron ad intérim de l’Agence congolaise de presse ne s’est-il pas réjoui de voir que «le moulin de la rumeur qui a tourné à plein régime à Kinshasa (…) ait été mis hors d’état de nuire (…)»? Pitoyable ! Et dire que la plupart des gouvernants congolais actuels militaient jadis dans l’opposition anti-mobutu. Ils dénonçaient à cor et à cri l’absence des libertés démocratiques et les violations des droits humains. Ce n’était donc que de la comédie?

A quelque chose malheur est bon. En suspendant la messagerie téléphonie SMS, le pouvoir kabiliste a réussi la performance de se tirer une nouvelle balle dans le pied en confirmant sa dérive fasciste...

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