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vendredi 4 juillet 2014

La malaria modifie l’odeur corporelle

Le Temps.ch 
01/07/2014

photo "Sciences-technologies.lefigaro.fr"
Le parasite de la malaria transforme l’odeur des personnes qu’il infecte afin d’attirer les moustiques 

Une infection par le parasite de la malaria transforme l’odeur des souris et les rend plus attirantes pour les moustiques, ce qui pourrait concourir à la transmission de la maladie. C’est la découverte d’une équipe de scientifiques de l’EPFZ et l’Université d’Etat de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, qui publie une étude dans la revue spécialisée PNAS. 

La malaria est causée par un ­pathogène appelé plasmodium, transmis entre les individus par des moustiques du genre anophèles. Pour accomplir son cycle de vie et donc perdurer, le plasmodium a besoin d’être acquis par un moustique lors d’une piqûre sur un organisme infecté. Selon cette nouvelle étude, le parasite y parviendrait en altérant l’odeur corporelle des porteurs de la maladie, afin de les rendre plus tentants pour les anophèles. Les chercheurs ont en tout cas montré que les moustiques étaient particulièrement attirés par les souris dont le sang contenait de grandes quantités de gamétocystes, les cellules reproductrices du plasmodium.

Cocktail de composés 
Au cours de cette recherche, il n’a pas été possible d’identifier un marqueur odorant particulier qui témoignerait de l’infection. Il s’agirait plutôt d’un cocktail de différents composés qui seraient modifiés chez les individus infectés. Ce qui s’explique aisément, si l’on en croit la biologiste Consuelo De Moraes, de l’EPFZ, qui a participé à l’étude: «Les moustiques ne tirent pas de bénéfice du fait de se nourrir sur des personnes malades. Donc il est logique pour le parasite de plutôt renforcer les odeurs déjà existantes et qui sont utilisées par les insectes pour localiser leurs hôtes.» 

Les scientifiques, dont les résultats ont été obtenus chez la souris, mènent désormais d’autres tests afin de savoir s’ils sont transposables à l’être humain.

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