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vendredi 5 décembre 2014

Africolor rend hommage au musicien et poète Francis Bebey

Le Monde.fr 
03/12/2014 
Par Patrick Labesse

Comme à la radio, mais avec des vrais gens. Sur la scène de l’Espace 93, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), samedi 29 novembre, le festival Africolor, 25 ans d’existence cette année, recevait deux hommes de radio pour rendre hommage au musicien camerounais Francis Bebey, décédé en 2001, à Paris : Vladimir Cagnolari (Vlad) et Soro Solo, créateurs de l'émission « L'Afrique enchantée » qui raconte l’Afrique en chansons (sur France Inter le dimanche à 17 heures). En compagnie d’une équipe de chanteurs, musiciens et proches de Francis Bebey (ses enfants Patrick, Toups et Kidi, Ray Lema, Gasandji, Ballou Canta, Ze Jam Afane…), ils ont arpenté, avec leur coutumière truculence, la vie de Francis Bebey.





Une vie bien remplie pour ce musicien, romancier, poète et plus encore, né à Douala en 1929. L’homme a été journaliste, reporter radio, notamment à la Sorafom (Société de radiodiffusion de la France d'outre-mer), la future RFI (Radio-France internationale). Il fut, pendant quinze ans, responsable du département musique de l'Unesco, a publié des nouvelles, des poèmes et romans, dont "Le Fils d'Agatha Moundio" (Grand Prix littéraire de l'Afrique noire, en 1968) qui lui inspirera la chanson Agatha, en 1976, l’un de ses plus grand succès (dont s’emparera, entre autres, Rachid Taha). Il est, par ailleurs, auteur de "Musique de l’Afrique", publié en 1969 chez Horizons de France, un ouvrage de référence, aujourd’hui épuisé, qui trône, en évidence, sur la table posée devant les deux « entertainers » conteurs qui se sont mis sur leur 31 (en grand boubou) pour l’occasion.

Un « ancêtre inclassable »
« Francis Bebey était un aventurier. D’un album à l’autre, on ne savait jamais où il pouvait aller. Comme on a dit de moi que j’étais un instable; c’était mon maître en fait », déclare sur scène Ray Lema, assis devant un piano, faisant allusion à l’éclectisme musical de Bebey, un « ancêtre inclassable » selon Vlad et Soro Solo. Créatif à la guitare classique autant qu’aux synthés (certains DJs du mouvement électro revendiquent sa paternité) ou aux flûtes pygmées et dont la plume, ironique, humaniste et engagée, a donné des chansons savoureuses en français, douala ou anglais. Une petite vingtaine d’entre elles ont rythmé ce safari musical rétrospectif.

Rendre hommage à Francis Bebey, c’est un devoir de mémoire, un des fondamentaux d’Africolor pour Sébastien Lagrave, directeur du festival. « Au sens de transmission vivante de ce qui s’est fait dans les musiques africaines ces dernières décennies pour montrer combien elles sont importantes dans l histoire de la musique. On a une telle somme depuis 30-40 ans. Même s’il existe des livres, des disques remarquables, comment arriver à faire mémoire de cela, à le transmettre sans que cela se perde et s’oublie ? »

Un disque sera peut-être fait de l’hommage à Francis Bebey et le concept de cette soirée est une idée à creuser, selon le directeur d’Africolor. Autour d’autres passeurs d’hier ou d’aujourd’hui de ces musiques africaines dont on peut suivre la transformation, la traçabilité, qu’elles arrivent en Haïti, à La Réunion ou en Ile-de-France, dans l’électro ou d’autres champs musicaux.

Festival Africolor, jusqu’au 24 décembre.

www.africolor.com

Patrick Labesse Journaliste au Monde 

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