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vendredi 9 août 2013

Huile de palme en Sierra Leone: des ONG dénoncent la mainmise des entreprises étrangères sur les terres

RFI 
09/08/2013 
Par Jean-Pierre Boris

Le Cameroun (photo) et la Côte d'Ivoire
 sont parmi les pays d'Afrique où le palmier
à huile est cultivé.
Marco Schmidt/ Wikimedia Commons
Un groupe d'ONG vient de publier un volumineux rapport pour dénoncer l'accaparement d'un quart des terres agricoles de la Sierra Leone par des entreprises privées étrangères. Sur ces milliers d'hectares, l'agro-industrie développe de grandes exploitations d'huile de palme ou de canne à sucre. 
Dans ce rapport intitulé «A qui cela profite-t-il», les ONG s'en prennent au manque de transparence qui a entouré l'attribution de ces concessions. Surtout, elles soulignent l'appauvrissement des paysans sierra-léonais, là où ces grandes exploitations se développent. La Canadienne Joan Baxter est la principale auteur de ce dossier à charge. « La pauvreté, dans cette communauté, a augmenté, souligne-t-elle. Les gens nous ont dit qu’avant, après les récoltes, ils mangeaient deux ou trois fois par jour, des grands repas. Maintenant, ils disent que c’est une ou deux fois par jour et la nourriture n’est plus aussi riche qu’avant parce qu'elle a perdu en diversité. Ils n’ont pas la terre pour produire tout ce qu’ils mangeaient avant. » 


dimanche 4 août 2013

Accaparement des terres africaines: «La question foncière devrait être une opportunité»

RFI
04/08/2013 
Par Anthony Lattier


Des agriculteurs maliens manifestent
contre l'expropriation dont ils ont
fait l'objet en 2010. RFI/David Bache
Plus de 90% des terres rurales agricoles africaines ne sont pas officiellement enregistrées, ce qui favorise l'accaparement des terres. La Banque mondiale propose un plan d'action en dix étapes pour améliorer la gestion des terres et la gouvernance foncière. L'enjeu est d'accroître la productivité agricole, d'accélérer la croissance et de réduire la pauvreté. Jamal Saghir, directeur du développement durable pour la région Afrique de la Banque mondiale, expose l’importance de mener d’urgence des réformes foncières profondes dans les pays du continent. 

RFI : quels avantages auraient les pays africains à s’engager dans d’importantes réformes foncières ? 
Jamal Saghir : Il faut savoir à qui appartient la terre. Quand vous êtes un petit fermier, ou un commerçant, ou un ouvrier agricole, il faut que vous sachiez que cette terre vous appartient. Il faut s’assurer que les terres ne soient pas exploitées sans dédommagements adéquats. Et c’est pour cela que nous, en tant que Banque mondiale, dans des pays comme le Ghana, le Malawi, le Mozambique, la Tanzanie, nous avons parmi nos opérations des plans d’action qui pourraient contribuer à révolutionner la production agricole.