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Affichage des articles dont le libellé est Arrestations à Kin d'activistes africains. Afficher tous les articles
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vendredi 3 avril 2015

RDC: visite de la mission parlementaire aux activistes encore détenus

RFI 
03/04/2015

En RDC, une mission d'information parlementaire enquête sur l'arrestation 
de plusieurs militants de la société civile, toujours détenus. 
Alex Potemkin/Getty images 

En République démocratique du Congo, depuis lundi, une mission d'information parlementaire enquête sur l'arrestation de plusieurs militants de la société civile, toujours détenus à l'agence nationale des renseignements. Ils avaient été arrêtés à l'issue d'une conférence de presse le 15 mars dernier avec des activistes burkinabè et sénégalais, accusés par le gouvernement de fomenter une insurrection armée. Les quinze députés de la majorité et de l'opposition ont enfin pu rencontrer hier trois détenus, les trois derniers que les autorités affirment détenir. 

lundi 30 mars 2015

Arrestations des activistes congolais: la mission parlementaire débute son travail

Radio Okapi 
30/10/2015

Ouverture de la session parlementaire
ordinaire le 15/03/2014 au palais du
peuple de Kinshasa, par le président
de l’Assemblée nationale congolais,
Aubin Minaku.
Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
La mission d’informations mise sur pied à l’Assemblée nationale pour informer la chambre basse du Parlement sur le dossier des activistes congolais arrêtés le 15 mars dernier à Kinshasa commence son travail ce lundi 30 mars. Elle est chargée de recueillir toutes les informations relatives à cette affaire pour les transmettre à la plénière de l’Assemblée nationale. 

Quinze députés désignés par leurs groupes parlementaires prennent part à cette mission. Ambroise Kamukuni, Mohamed Bule, Jean Kimbunda, Jérôme Lusenge, Lumeya Dhu Malegi et Zacharie Bababaswe figurent parmi les membres de cette commission. 

Pendant dix jours, ces élus vont rencontrer les différents services de sécurité qui sont intervenus dans cette affaire. Ils communiqueront ensuite à l’Assemblée nationale les informations récoltées. 

samedi 28 mars 2015

RDC: libération d'un des jeunes activistes arrêtés

RFI 
28/03/2015

Le président de l'Assemblée nationale
Aubin Minaku, a signé un ordre de mission
afin de lancer une enquête parlementaire
sur le dossier des activistes
 encore détenus par l'ANR.
AFP PHOTO/Junior D.Kannah
Un des jeunes arrêtés il y a dix jours à Kinshasa, lors d'une conférence de presse des mouvements citoyens Filimbi, Y en a marre et Balai Citoyen, a finalement été libéré ce vendredi 27 mars dans l’après-midi. Il s'agit de Kadhafi Mbuyamba, un documentariste. Une libération qui a surpris son avocat, Me Sylvain Lumu. 

En se levant vendredi matin, Me Lumu espérait surtout pouvoir avoir enfin accès à ses clients. Près de quinze jours après leur arrestation, il dit avoir appris par des sources informelles que ce serait peut-être enfin le cas. Le voilà donc qui fait le tour de la ville, d'une antenne de l'agence nationale des renseignements à une autre. En vain. Et finalement, dans l'après-midi, un coup de fil - non officiel là encore -, aurait évoqué une libération possible. 

mardi 24 mars 2015

RDC: motion du député Kiakwama concernant la libération de son fils

RFI 
24/03/2015

Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale de 
la République démocratique du Congo. 
AFP PHOTO/Junior D.Kannah 

En RDC, les initiatives se multiplient pour obtenir la libération d'une dizaine de militants pro-démocratie détenus depuis une semaine. Lundi 23 mars, l'avocat de certains de ces militants, Sylvain Lumu, a déposé plainte contre X pour « arrestation arbitraire » de ses clients, sachant qu'aucun d'entre eux n'a encore été présenté au parquet. Par ailleurs, le père de l'un des militants détenus et député a déposé une motion devant l'Assemblée nationale pour demander la libération immédiate de ces jeunes tout comme la révocation du chef des services de renseignement qui détient les militants. 

jeudi 19 mars 2015

RDC: libération de certains Congolais arrêtés avec les activistes sénégalais et burkinabè

Radio Okapi 
19/03/2015

L'échangeur de Limete à Kinshasa.
Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Certains artistes congolais arrêtés dimanche avec les leaders de Y’en a marre et du Balai citoyen ont été libérés ce jeudi 19 mars à Kinshasa. Selon la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) qui livre cette information, la plupart de ces artistes étaient invités à animer la cérémonie de clôture des activités auxquelles ont pris part les activistes sénégalais et burkinabè. 

Me Sylvain Lumu, l’un des avocats de ces jeunes Congolais, confirme la libération de certains d’entre eux. 
« Quelques-uns ont été libérés », confie-t-il. 
Mais il dit ignorer pour le moment le nombre exact de ceux qui ont été libérés. Parmi tous les ressortissants congolais arrêtés dimanche, l’avocat indique en avoir identifié 17. 

Afrique : Rappeurs : l’honneur (définitivement) perdu de «Joseph Kabila»

19/03/2015 
Congo Independant


Les rappeurs sénégalais et burkinabé lors de la conférence organisée 
dimanche 15 mas à Masina

Détenus depuis dimanche 15 mars, les activistes sénégalais et burkinabé des groupes de pression "Y’en a marre" et "Balai citoyen" vont être expulsés. L’annonce a été faite, mercredi 18 mars, par le ministre de la Communication Lambert Mende Omalanga. 
Nul n’ose imaginer les dommages que cette affaire, aux allures de pantalonnade, a pu infliger à l’image déjà ternie du Congo dit démocratique. Les conséquences pourraient être désastreuses au plan diplomatique. Une chose parait sûre : "Joseph Kabila" a perdu le peu d’honneur qui lui restait. 
On peut gager qu’au prochain "hit parade" des autocrates africains, le portrait du "raïs" sera accroché à côté de celui du très imprévisible tyranneau gambien Yaya Jammeh. 

mercredi 18 mars 2015

Arrestations en RDC: inquiétude de la communauté internationale

RFI
18/03/2015

Fadel Barro (g) de Y'en a marre et Oscibi Johann (d) du Balai citoyen, 
avant leur arrestation, dimanche 15 mars à Kinshasa. 

La communauté internationale ne cache pas son inquiétude après la vague d'arrestations de militants pro-démocratie en RDC et ce à la veille d'un cycle électoral crucial pour l'avenir du pays. 

Après la vague d'arrestations ces derniers jours en République démocratique du Congo, les réactions se multiplient qu'elles viennent des ONG ou des Etats. Pour le responsable Afrique de la FIDH, Florent Geel, cette vague d'arrestation est un mauvais signal à double titre. « Kinshasa utilise, comme tous les pouvoirs qui tentent de réprimer, les accusations de terrorisme, d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour tenter de mater un mouvement citoyen pacifique, explique Florent Geel. C’est un signal malheureusement très clair de la volonté des autorités congolaises de ne pas avoir d’élections transparentes, organisées, démocratiques... En arrêtant ces militants qui tentent de mobiliser la population et notamment les jeunes pour aller voter : manifestement le gouvernement congolais considère que plus il y aura de gens à aller voter, moins ce sera bon pour lui. Ça, c’est un vrai recul pour la démocratie congolaise si tant est qu’il y est une démocratie congolaise aujourd’hui ». 

En RDC, nouvelles arrestations de militants pro-démocratie

RFI 
18/03/2015

Des membres de la police d’intervention rapide (PIR) de RDC. 
Radio Okapi/John Bompengo 

À Goma, dans l'est du pays, dix membres du mouvement Lutte pour le changement (Lucha) ont été arrêtés, après s'être rendus devant les locaux de l'Agence nationale de renseignement pour réclamer la libération immédiate de l'un des leurs, détenue depuis dimanche à Kinshasa. 

À peine le temps de brandir quelques banderoles : « un citoyen engagé n'est pas un terroriste ». La manifestation à Goma aura duré quelques minutes à peine. Car très vite, des policiers en civils ont encerclé les militants et entraîné de force une dizaine d'entre eux vers les locaux de l'Agence nationale du renseignement. L'interpellation est brutale, selon plusieurs témoins. Une chercheuse belge a même été blessée à l'épaule. 

RDC: l’incompréhension après l’arrestation d’activistes africains

RFI 
17/03/2015

Dispositif policier dans les rues de Kinshasa, lundi 12 janvier 2015. 
AFP/Papy Mulongo 

En République démocratique du Congo, l’arrestation dimanche de militants pro-démocratie continue de susciter réactions et interrogations à Kinshasa. Venus du Sénégal et du Burkina Faso, à l'invitation de la société civile congolaise, quatre leaders des mouvements citoyens Y’en a marre et Balai citoyen ont été arrêtés avec une trentaine de Congolais. Ils sont accusés par les autorités de vouloir déstabiliser le pays. Nombreux sont les députés, au sein du Parlement congolais, à ne pas approuver cette opération. 

Lundi, à l’ouverture de la session parlementaire de mars, les députés étaient nombreux à manifester leur étonnement face aux affirmations du gouvernement par la voix de son porte-parole. Lambert Mende Omalanga a accusé les leaders des mouvements citoyens Y’en a marre du Sénégal et Balai citoyen du Burkina Faso d’être venus à Kinshasa pour préparer une insurrection destinée à déstabiliser la RDC. 

Plusieurs parlementaires, toutes tendances confondues, ont manifesté leur scepticisme face aux déclarations du ministre de la Communication. Si ceux de la majorité contactés n’ont pas voulu s’exprimer au micro, préférant aussi garder l’anonymat tout en déclarant attendre les résultats de l’enquête afin de se faire une opinion, les députés de l’opposition, eux, ont déploré l’arrestation des invités et des leaders de Filimbi, mouvement citoyen congolais. 
« Ces gens sont venus à l’invitation de leurs collègues des mouvements citoyens ici, dans notre pays, pour partager l’expérience de leurs pays. Mais ça, ça rentre dans la liberté des gens, ils n’ont incité personne à faire quoi que ce soit. Alors, les arrêter pour ce simple fait-là, c’est bien triste. Il faut qu’on les relâche vite, pour au moins sauver l’honneur », estime en effet le député du parti de l'opposition l’UNC, Jean-Baudouin Mayo Mambeke. 
Accusés de tentative de déstabilisation 
Le pouvoir maintient ses accusations. Les participants à cette réunion sont accusés de vouloir déstabiliser le pays. Plus de 24 heures après leur arrestation, aucun des militants n’avait eu accès à un avocat. Les trois Sénégalais, le Burkinabè et une trentaine de Congolais, activistes, musiciens ou journalistes étaient toujours en garde à vue, pour « les besoins de l’enquête », selon le porte-parole du gouvernement. 
« C’est à la police judiciaire de décider des suites de cette affaire », a expliqué Lambert Mende, à savoir transférer ou non les suspects au parquet pour « atteinte à la sûreté de l'Etat ». 
Mais selon d’autres sources, pour les quatre ressortissants étrangers, une procédure d’expulsion serait en cours. De leur côté, les Congolais pourraient être poursuivis. Si c’est le cas, l’association Avocat sans frontières envisage déjà de leur fournir une assistance juridique. 

Parmi les Congolais qui ont été arrêtés figure l’un des membres importants de la Lucha, l'un des mouvements de jeunes activistes basés à Goma. Pour Serge Sivya, membre de la même organisation, le Congo est en train de se ridiculiser : « Nous sommes en train de regretter ce fait-là, qui ridiculise notre pays, qui se veut pourtant démocratique, mais qui est en train de museler le droit des citoyens et la liberté d’expression. » 

Et d'ajouter : « Nous disons que nous n’allons pas accepter que le train de la liberté de la démocratie, qui a démarré dans notre pays, puisse être freiné par qui que ce soit. Nous sommes engagés en tant que jeunes citoyens pour l’avènement de la démocratie dans notre pays et rien ne pourra nous arrêter même si on peut organiser des arrestations arbitraires. » 

La Lucha annonce par ailleurs que neuf de ses membres ont été arrêtés ce mardi matin à Goma, dans l'est du pays. Les neuf militants s'étaient rendus devant les locaux de l'Agence nationale du renseignement pour réclamer la libération immédiate de leur membre détenu à Kinshasa. 

Toute la journée de lundi, la société civile au Congo, mais aussi au Sénégal et au Burkina, s’est dite choquée de l’utilisation des termes « terroristes » ou « mouvements insurrectionnels » pour qualifier cette rencontre d’activistes sur le thème de l’engagement civique. Le Burkina Faso s'est déclaré soucieux « de la protection de ses ressortissants à l'étranger » et a affirmé être entré en contact avec les autorités congolaises pour obtenir la « relaxe » de ses compatriotes. 

« Maintenant, il faut s’attendre au pire » 
Ce mardi matin, le président sénégalais Macky Sall recevait à Dakar la presse étrangère. Un rendez-vous prévu de longue date et à cette occasion, le président a fait sa première déclaration sur cette affaire indiquant que « Le Sénégal travaille à la libération des rappeurs », avant d’ajouter : « Il ne m’appartient pas de juger si c’est normal ou pas normal. Ma position en tant que président de la République du Sénégal n’est pas de rentrer dans ce débat, ma position est de faire en sorte d’abord que les ressortissants sénégalais, membres de Y'en a marre, puissent être libérés et rentrer au bercail. Je compte échanger, si la liaison est établie, avec le président Kabila ». 

Après l'arrestation de leurs camarades au Congo-Kinshasa, le mouvement Y’en a marre au Sénégal s'est aussi adressé à la presse, lundi. Répondant aux accusations des autorités congolaises, ils ont affirmé que leurs camardes étaient tout à fait en règle. Le rappeur Thiat a ainsi brandi son passeport avec, dessus, un visa en bonne et due forme, car il devait être lui aussi du voyage de Kinshasa. 

« Je vous montre le papier officiel de l’ambassade du Congo, s'exclame-t-il. Nous y sommes allés avec des papiers officiels de Y’en a marre pour demander le visa officiellement. Ils savaient qui nous étions, donc ce qu’il a dit, c’est tout à fait faux. Nul ne pourra dire que dans l’histoire de Y’en a marre, on nous a vus ne serait-ce qu’avoir une pierre ou à plus forte raison un cocktail Molotov. D’ailleurs, nous avons prôné ce qu’on appelle la " positive attitude ". Nous avons une stratégie qui a toujours était pacifique, donc c’est archifaux. Maintenant il faut s’attendre au pire. » 

Peu de réactions officielles du côté de la communauté internationale. A noter : uniquement celle de l'ambassade des Etats-Unis. « Ces groupes de jeunes bien connus, non partisans, de même que les organisateurs congolais, pouvait-on lire sur sa page Facebook, visaient à promouvoir la participation des jeunes congolais au processus électoral. » Les Etats-Unis déclarent même avoir financé les rencontres de ce week-end et rappellent que les autorités étaient invitées à y participer.

Lire aussi : RDC: réactions après l’arrestation de plusieurs activistes africains