11/04/2015
Arnaud Robert
Nouveau billet capverdien à l’effigie de Cesária Évora, la chanteuse décédée en 2011. (DR)
Cette semaine, la capitale de ce pays minuscule au large du Sénégal célébrait la musique. Entre foire et festival, de Cesária Évora aux DJ, comment la création artistique est devenue la seule ambassade de ces îles.
Encadré de gigantesques néons bleus, le bâtiment soviétique de l’Assemblée nationale ressemble à une discothèque de banlieue. Sur le parking, une escouade de percussionnistes de tous âges harmonise le ballet des limousines d’Etat. C’est un grand type en blanc, toujours en blanc, les cheveux frisés, pas de garde du corps visible, il s’empare du tambourin d’un enfant. Les caméras de la télévision capverdienne, portugaise, se précipitent pour filmer le ministre de la Culture, le chanteur Mario Lucio, au milieu des peaux tendues, qui lance à sa manière syncopée ces noces mélomanes.