14/03/2015
| Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Photo Congo Indépendant |
De retour d’un voyage à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, Vital Kamerhe, président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), a eu, vendredi 13 mars, un long échange au Parlement européen à Bruxelles avec l’eurodéputée belge Marie Arena (PS). A l’issue de cette rencontre, il a accordé une interview à Congo Indépendant. Parlant des manifestations des 19, 20, 21 et 22 janvier à Kinshasa, Kamerhe a eu ces mots : «Ceux qui avaient sous-estimé la capacité du peuple congolais à s’indigner, à se lever et marcher ont eu tort. »
Vous rentrez d’un séjour à Washington. Quel en était le but ?
Je reviens effectivement d’un voyage aux Etats-Unis d’Amérique. Pourquoi ?
Tout simplement parce que la République démocratique du Congo se trouve à la croisée des chemins. Une situation qui nécessité de frapper à toutes les portes de nos partenaires. A l’instar d’autres formations politiques de l’opposition, notre parti avait reçu une invitation à se rendre dans la capitale américaine. Nous avons saisi cette opportunité pour plaider en faveur de la situation dans notre pays. A savoir que la publication d’un «calendrier électoral global» après une lutte héroïque du peuple congolais - à l’appel de l’opposition et de la Société civile - ne doit pas donner aux Américains l’impression que le processus électoral avance bien au Congo. Bien au contraire. Ce calendrier est certes «global» mais il n’est pas réaliste. Il est même "dangereux" parce que non-consensuel.