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mardi 4 décembre 2012

"Joseph Kabila" et ses "petits soldats" seraient-ils devenus fous?

Congo Independant 
02/12/2012

Jean-Bahala, le "patron" du Conseil supérieur de l’audiovisuel et 
de la communication (CSAC)

Depuis le samedi 1er décembre, les auditeurs congolais captant Radio Okapi via un poste radio n’ont plus accès aux émissions de ce média qui, sans être parfait, permet à la population, aux quatre coins du territoire national, de s’informer au quotidien sur l’actualité nationale. Autrement dit, de satisfaire un des besoins essentiels. 


Quel est le problème? Sur décision du CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication), les émissions de Radio Okapi sont frappées de mesure de brouillage comme à l’époque des démocraties populaires du Bloc soviétique. L’ukase est entrée en vigueur le samedi 1er décembre. Dimanche 2, les émissions d’Okapi n’étaient accessibles que via Internet. Dieu seul sait combien des ex-Zaïrois ont accès à cet outil "réservé", pour le moment, à une certaine classe sociale. Pouvoir d’achat oblige! 

Selon Jean-Bosco Bahala, le directeur du CSAC, les ondes de cette Radio ont été brouillées pour des "raisons administratives". Au motif que Radio Okapi n’aurait pas communiqué sa "grille des programmes" conformément à son cahier des charges. Les "kabilistes" sont passés maîtres dans l’art de croire en ses propres mensonges. 

Malgré les dénégations du directeur du CSAC, il est reproché à ce média d’avoir, d’une part, interviewé Jean-Marie Runiga, le chef politique du M23. A en croire, Bahala, "les rebelles du M23 sont considérés comme des terroristes". Il est donc interdit, selon lui, de leur accorder un droit à la parole. De l’autre, il est reproché à ce média onusien d’avoir - dans le cadre de l’émission à téléphone ouvert "Parole aux auditeurs" - fait diffuser, le 23 novembre dernier, "des interventions comportant le non-respect de l’autorité et des institutions établies, le manque de retenue, l’appel à l’insurrection et le parti pris". Le CSAC s’est-il découvert une vocation de "Commission de censure"? 

L’information est considérée non seulement comme un droit de l’Homme mais aussi comme un service d’intérêt général. L’article 24 de la Constitution congolaise ne signifie pas autre chose : "Toute personne a droit à l’Information". En portant à la connaissance du public des faits et des opinions, la presse et les médias donnent à l’homme moderne l’éclairage nécessaire lui permettant de déterminer son comportement. L’homme devient ainsi moins instinctif. Moins empirique. Bref, il devient simplement un Citoyen. On ne peut que comprendre les tentatives malhabiles des dictateurs et autres tyranneaux d’orienter l’information dans un sens favorable à l’orthodoxie d’Etat. 

Dans le cas sous examen, les membres de l’équipe dirigeante du CSAC se sont comportés en voyous. Le mot n’est pas trop fort. Ils ont détourné cette institution d’appui à la démocratie de sa noble mission en s’érigeant en "petits soldats" chargés de protéger les intérêts du "raïs". L’article 212 de la Constitution promulguée en février 2006 est pourtant clair : Le CSAC "a pour mission de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi". "Il veille au respect de la déontologie en matière d’information et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des Citoyens aux moyens officiels d’information et de communication". On cherche en vain la moindre trace d’une base légale qui permet au CSAC de se comporter en une "Commission de censure". Il va sans dire que le Conseil se trompe de combat. 

Jean-Bosco Bahala et ses compères ignorent-ils que la presse moderne est avant tout un contre-pouvoir dont le rôle consiste non pas à caresser le pouvoir dans le sens du poil mais plutôt à débusquer les dysfonctionnements que les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire tentent de dissimuler aux Citoyens? Ignorent-ils que la déontologie de l’information impose aux journalistes de respecter en premier lieu un devoir de vérité en raison du droit du public à connaître la vérité? Ignorent-ils qu’un journaliste, un vrai, n’est ni un agent publicitaire encore moins un propagandiste? 

"Joseph Kabila" et ses "petits soldats" seraient-ils devenus fous au point de prendre les Congolais pour des imbéciles? Donner la parole aux "terroristes" du M23 serait-il plus attentatoire à la souveraineté nationale que le fait pour John Numbi Banza Tambo, alors chef de la police, d’engager des négociations secrètes avec le chef du CNDP d’alors, Laurent Nkunda, à l’insu de l’état-major général de l’armée et sous l’égide du Rwanda, pays considéré à l’époque en bélligérance avec le Congo? Donner la parole aux "terroristes" du M23 serait-il plus dangereux pour la souveraineté nationale que la signature d’un accord secret entre "Joseph Kabila" et Paul Kagame à l’insu de l’Assemblée nationale et du Sénat suivi du déploiement de plusieurs milliers de soldats de l’armée régulière rwandaise sur le sol congolais? 

Questions finales : Qui menace en définitive la souveraineté du Congo-Kinshasa? Est-ce la presse où celui-là qui a juré "solennellement devant Dieu et la nation de maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire"? 
Baudouin Amba Wetshi

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