09/09/2011
Des coups de feu ont été tirés pendant près d’une demie heure, jeudi 8 septembre, dans le secteur du camp Kimbembe, la garnison de la garde républicaine à Lubumbashi, la capitale du Katanga. Certaines sources indiquent que l’échange des tirs a opposé la garde républicaine à un groupe d’assaillants à l’intérieur du camp. Des sources officielles indiquent, en revanche, que l’accrochage a eu lieu au poste de contrôle de Kiswishi à environ 3 kilomètres du camp de Kimbembe
Le bilan de cet accrochage n’est pas encore disponible et l’identité des assaillants est inconnue. Ces derniers se seraient enfuient, selon des sources officielles.
Dans la nuit du 10 au 11 Juillet, des balles avaient crépité dans le même camp. Des sources indépendantes avaient donné un bilan de dix morts. Les sources officielles avaient avancé le chiffre d’un mort.
Mercredi 7 septembre, la prison de Kasapa avait aussi été attaquée, faisant deux morts.
Deux personnes ont également été tuées lors des attaques à l’aéroport de Luano dans la ville de Lubumbashi au mois de février 2011.
Au mois de Juin, c’est un dépôt d’armes au quartier Kigoma qui a été la cible des attaques. La version officielle avait plutôt évoqué l’attaque d’un entrepôt d’une entreprise minière.
Pour toutes ces attaques, les assaillants et les mobiles restent inconnus.
Élections
Lubumbashi: échange des tirs aux alentours du camp de Kimbembe, le ministre provincial de l’Intérieur explique
Des tirs ont été entendus, jeudi 8 septembre en fin d’après-midi, aux environs du camp militaire de Kimbembe à Lubumbashi. Le ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Marie Dikanga Kazadi, a déclaré vendredi au cours d’une conférence de presse, qu’un échange des tirs a eu lieu entre trois militaires de la garde républicaine en poste à un point de contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC) situé non loin du camp militaire et un groupe d’environ vingt personnes dont trois étaient armées.
«Un groupe d’environ vingt personnes dont trois parmi eux portaient des armes AK-47 se dirigeait vers le village Kamatete. Des militaires des FARDC ont trouvé le mouvement bizarre. Ils ont demandé à ce groupe de personnes de s’arrêter. Celles-ci se sont enfuies en tirant en l’air,» a rapporté Jean Marie Dikanga Kazadi avant de poursuivre:
«Les trois militaires des FARDC ont essayé de riposter tout en demandant du renfort à leur quartier général.»
Selon la même source, le groupe s’est ensuite rendu au village Kamatete où il a arraché des vélos aux villageois et a pris la direction de la route Kasenga.
Le ministre provincial de l’intérieur a affirmé que ces assaillants sont des fugitifs de la prison de Kasapa. D’après lui, l’échange de tirs n’a pas fait de morts ni de blessés.
Des témoins ont affirmé que l’échange des tirs a duré près de trente minutes.
Certaines sources ont indiqué que les tirs ont été entendus dans le camp.
L’épouse de Gédeon a été arrêtée
Au cours de la même conférence de presse, le ministre provincial de l’Intérieur a annoncé l’arrestation, jeudi 8 septembre, de l’épouse de l’ancien chef Maï-Maï Kyungu Mutanga alias «Gedeon», de son fils et de trois de ses hommes.
Selon Jean Marie Dikanga Kazadi, cette femme aurait commandité l’opération qui a permis l’évasion de son époux, mercredi 7 septembre, de la prison de Kasapa.
Plus de neuf cents autres prisonniers s’étaient aussi évadés.
Le ministre a assuré que deux cent vingt évadés dont deux anciens miliciens Maï-Maï proches de Gédeon ont déjà été été repris par la police.
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