22/12/2011
Etienne Tshisekedi, qui conteste la victoire de Joseph Kabila à la présidentielle du 28 novembre dernier, maintient son projet de prêter serment vendredi 23 décembre. Des tracts de son parti, l’UDPS, circulent depuis hier à Kinshasa, donnant rendez-vous aux Kinois pour une cérémonie demain à 10h au stade des Martyrs. A plusieurs reprises, les autorités ont fait savoir qu’il n’était pas question d’accepter cette initiative. En tout cas, le camp Tshisekedi s’y prépare, et particulièrement les femmes de l’opposition.
« Les chars dans la rue ne peuvent pas nous maîtriser »
Elles ont maintenu un sit-in pendant deux jours devant l'ambassade américaine avant d'être délogées par la police.
Écouter (01:21)
22/12/2011 par Bruno Minas
Sur le plan diplomatique, l'Union européenne se dit une nouvelle fois préoccupée « quant aux graves déficiences et l'absence de transparence dans la compilation et la publication des résultats » des élections. La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, a prévenu que l'Union pourrait réévaluer son soutien à la RDC si des progrès n'étaient pas réalisés dans le dépouillement des votes des législatives, qui se sont aussi tenues le 28 novembre dernier. Mais, selon Michael Mann, porte-parole de Catherine Ashton, on n'en est pas encore là.
Michael Mann
Porte-parole de Catherine Ashton
L'UE est là pour aider la RDC, et pour le moment il est plus important d'encourager que de faire des menaces. La réévaluation de l'aide européenne dépendra de la situation sur le terrain.
Écouter (01:01)
22/12/2011 par Charlotte Idrac
Sur le terrain justement, l'heure est aux arrestations politiques selon Amnesty International. L'ONG reproche aux autorités de mener depuis plusieurs jour une série d'arrestations au sein de l'opposition, de la société civile et même des forces de sécurité. Des dizaines de personnes sont concernées.
Théo Boutruche
Chercheur à la section internationale d'Amnesty
Amnesty a constaté une série d'arrestations motivées, politiquement, qui visent notamment des journalistes, des opposants, des civils, et même des agents des services de sécurité.
22/12/2011 par Olivier Rogez
Enfin, Amnesty International demande qu'une enquête impartiale soit menée par la justice à la suite des violences commises en novembre dernier, à la fin de la campagne électorale, et qui ont entraîné la mort de 18 personnes.
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