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mercredi 4 janvier 2012

4ème revue du PEG 2 : le gouvernement n’a pas répondu aux exigences du FMI


Le Potentiel
04/01/2012

La RDC tarde à répondre aux préalables posés par le FMI avant toute conclusion de la 4ème revue du PEG 2, notamment la publication des contrats par la Gecamines et la Sodimico. «A ce jour, c'est chose non faite», a dit, le jeudi 28 décembre, Jean-Claude Masangu, en marge de la cérémonie de présentation au personnel de la Banque centrale du Congo des vœux de Nouvel An 2012.


La cérémonie de présentation des vœux, organisée le jeudi 28 décembre 2011 dans la cour intérieure de la Banque centrale du Congo, a été l’occasion, pour le gouverneur Jean-Claude Masangu Mulongo, de faire le point de la situation économique, monétaire et financière de la RDC à fin 2011. Outre le survol de l’environnement politico-économique et financier de la RDC, il s’est également attardé sur l’état de santé du système bancaire congolais et la situation de la BCC en tant qu’entreprise et autorité monétaire du pays.

PEG 2 : le verrou n’est toujours pas levé
Dans le cadre des relations avec le Fonds monétaire international, notamment à travers le Programme économique du gouvernement (PEG 2), la RDC a pu, au cours de l’année 2011, atteindre ses objectifs tels qu'attestés du reste par les résultats globalement satisfaisants de trois premières revues et ce, sans que les membres du Conseil d'administration du FMI aient eu à se rencontrer physiquement, a indiqué Jean-Claude Masangu.

Toutefois, pour la 4ème revue fixée au 30 juin 2011, bien que tous les paramètres aient été au vert, le FMI continue cependant à exiger de la RDC, selon les règles du jeu, de rendre publics tous les contrats miniers. «A ce jour, c'est chose non faite», a dit, à ce propos, Jean-Claude Masangu. Ce qui risque de compliquer la poursuite du PEG 2.

Quant à la 5ème et avant-dernière revue du PEG 2, fixée à fin décembre 2011, toutes les perspectives sont une fois de plus très bonnes. «Mais, pour aller de l'avant, nous buterons sur les mêmes exigences soulevées lors de la 4ème revue», a d’ores et déjà fait savoir J.C Masangu. Tout compte fait, selon lui, «la non publication desdits contrats nous prive de deux décaissements du FMI pour un total de +/-150 millions Usd».

Aussi, a-t-il appelé les hommes politiques à faire preuve de bon sens dans la conduite des affaires de l’Etat afin de sauver le PEG 2, programme durement acquis en décembre 2009 au terme de trois ans de négociation avec le FMI. «C'est ici le lieu de souligner les liens étroits qui existent entre l'économie et la politique et d'inviter les acteurs dans ces deux domaines clés à prendre conscience de l'impact des déclarations qu'ils font et des actes qu'ils posent non seulement sur les finances publiques, mais aussi sur les facteurs de production et de l'investissement», a déclaré larmes aux yeux le gouverneur de la BCC, devant les agents et cadres de l’Institut d’émission.

Bilan 2011
Que retenir alors de l’année 2011 ? Pour l’essentiel, selon Masangu, en dehors de l’impératif d’organiser les élections à la date du 28 novembre 2011, concernant l’économie réelle, le taux de croissance qui se chiffrait à 7,2% en 2010 se situe à ce jour autour de 6,9%. La croissance est donc restée vigoureuse malgré toutes les contraintes financières liées aux élections. De l’avis de Jean-Claude Masangu, cette croissance s’explique par le «dynamisme» des secteurs des mines, du commerce, de l’agriculture, des bâtiments et des travaux publics.

Quant au taux d'inflation, selon les dernières estimations, il atteindrait 15,44% contre 9,84% pour l'année précédente. Au premier semestre 2011, notre économie a subi de très fortes pressions inflationnistes occasionnées par le renchérissement des prix des produits alimentaires et pétroliers avant de connaître une période de désinflation au deuxième semestre suite à l'amélioration de l'offre des biens dans un contexte d'accalmie des cours de produits de première nécessité sur le marché mondial.

Au niveau du secteur extérieur, la monnaie nationale est restée remarquablement stable par rapport au dollar américain tout au long de l'année, sauf en novembre où elle a connu une forte appréciation due à un accroissement important de l'offre des devises induit par les opérations liées aux échéances électorales. Sur le marché des changes, la BCC dès janvier 2011 est demeurée très active et pro active, soit en effectuant d'importantes dépenses en faveur du Trésor directement en devises, notamment celles de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), soit en achetant ou vendant celles-ci sur le marché pour lisser le taux de change et reconstituer ses réserves internationales. Celles-ci aujourd'hui s'élèvent à 1,25 milliard Usd représentant 7,04 semaines d'importations des biens et services.

Concernant le secteur des finances publiques, il est essentiel de rappeler l'importance de l'atteinte du point d'achèvement intervenue en juillet 2010 au regard de l'actualité d'aujourd'hui. En effet, certains pays de la zone euro sont présentement en difficulté à cause de leur endettement qui va au-delà des normes généralement admises de 60% du PIB. La RDC qui était dans ce cas de figure avant le Point d'achèvement a pu réduire le fardeau de sa dette. Sur un stock initial de 13,7 milliards Usd, l'allègement obtenu s'est chiffré à 10,9 milliards. Ainsi, le stock après allègement n'est plus que de 2,8 milliards Usd, soit 25% du PIB, contre 124% du PIB auparavant. Par ailleurs, l'exécution des opérations financières du secteur public pourrait se solder, a indiqué Masangu, par un déficit de 1,7% du PIB, inférieur à la norme de 3,0%. «Ceci démontre qu'il y a une gestion prudente des finances publiques», s’est-il alors félicité.

Perspectives 2012
Quant aux perspectives pour l’année 2012, il a fait remarquer que, s’inspirant des prévisions de croissance du FMI estimées à 5,8% pour les économies de l’Afrique subsaharienne et 6,6% pour la RDC, que «dans ce contexte, la Banque centrale du Congo entend poursuivre une politique monétaire prudente et proactive en 2012. Elle renforcera à cet effet la coordination des politiques monétaire et de change ainsi que le cadre de surveillance de la conjoncture et ses capacités de collecte et d'analyse des données statistiques. La politique monétaire aura comme objectif final un taux d'inflation cible d'un chiffre».

Mais, pour y arriver, note-t-il, la BCC «poursuivra le double principe de flexibilité du taux directeur et de positivité de sa marge par rapport au taux d'inflation enregistré. Ainsi, un taux directeur raisonnable effectif tout au long de 2012 devrait induire un financement optimal de l'économie afin d'accompagner la croissance attendue».

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