Congo Indépendant
01/01/2012
Ceux qui ont visionné, mardi 20 décembre, les images de la cérémonie de prestation de serment du "candidat indépendant" à l’élection présidentielle, alias la "haute hiérarchie", alias le "raïs", sont unanimes à reconnaître que la vedette du jour donnait l’impression d’être "absent" à la fête. Il s’agit, comme vous l’avez sans doute deviné, du président "mal réélu" de la République très très démocratique du Congo. On se souvient que la campagne électorale a été rude. Impitoyable. "Ya Tshi-Tshi, zongisa ye na Rwanda", frédonnaient les partisans de "Mukulumpa", alias "le Sphinx de Limete". Ce chant a été assimilité à une injure grave dans le camp du "raïs". Celui-ci a fait appel à des "Kuluna". Munis des machettes et des bâtons, ces voyous kinois ont été chargés de "sous-traiter" certaines actions de "maintien de l’ordre".
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien, la "haute hiérarchie" a donné des signes de "déprime" dès le lendemain de sa prestation de serment. Pourquoi?, lui ai-je demandé avec ma candeur habituelle. Réponse : "Le raïs n’est pas fier de sa "victoire". Il a acquis la conviction que les Congolais ne l’aiment pas. L’absence des chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique centrale et de l’Est à la cérémonie du 20 décembre l’a mis au bord de la dépression". A en croire mon ami, le "candidat indépendant" mais néanmoins "autorité morale" de la majorité présidentielle, affichait un regard halluciné lors de la prestation de serment. "Sa main droite était à peine levée", dit-il. Pour lui, l’homme, semblait accomplir une corvée pendant la lecture de son allocution. "Il était tout simplement absent".
Mon ami qui sait décidément tout sur les potins de Kinshasa-les-Immondices assure que c’est ainsi que l’épouse du "raïs", alias "Huile d’Olive", a organisé une escapade dans son Bas-Congo paternel plus précisement à Boma. Histoire d’aider le "président mal réélu" à vider son esprit de toutes les idées noires. Dimanche 25 décembre, la télévision d’Etat "RTNC" qui sert de "grand tam-tam" pour vulgariser les faits, gestes et mimiques du "raïs" a diffusé "l’info" sous la forme de "Breaking news" qui défile en boucle : "Le président Joseph Kabila Kabange fête la Noël en famille à Boma, au Bas-Congo". C’est ça les médias d’Etat en République très très démocratique du Congo. Les journalistes qui y travaillent sont réduits au rang d’agents publicitaires. Des propagandistes au service exclusif du Calife du moment.
A en croire mon ami, lundi 26 décembre, le "raïs" se serait fait huer par des épouses des militaires à Banana. Pourquoi?, ai-je demandé avec ma naïveté légendaire. Réponse : "Ces mamans voulaient saluer le "raïs". A leur grande surprise, le "candidat indépendant" à la présidentielle a donné l’ordre à ses sbires de les disperser. Ce qui a été fait avec la brutalité habituelle". Il semble que le commandant suprême des FARDC, de la police nationale et de la garde présidentielle n’était pas d’humeur à battre les mains pendant que ces "ménagères" frédonnaient le "Djalelo". L’occasion faisant le larron, le "raïs" s’est rendu à l’île de Mateba où il a acquis un immense terrain pour ériger une nouvelle ferme présidentielle.
Les proches du "raïs" suivraient avec une attention soutenue l’"attitude absente" qu’affiche le successeur de Mzee depuis l’annonce de sa "victoire" sur "Ya Tshi-Tshi". C’est la première fois, fait remarquer mon ami, que je vois un "vainqueur" arborer une mine défaite en lieu et place du sourire satisfait chers aux "premiers de la classe". Et de conclure en citant un adage grec : "Les vraies victoires sont celles que l’on remporte sans verser de sang"...
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