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mercredi 18 juillet 2012

Caritas soutient les déplacés à Goma

Lu ce 18/07/2012 
Caritas International 

Depuis la reprise des hostilités, au début du mois d'avril, entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 à Goma et aux alentours, il y a eu une nouvelle vague de réfugiés. Ils sont des dizaines de milliers : personnes âgées, hommes, femmes et enfants qui se sont vus obligés de quitter leurs villages en quête d'un refuge. 

Plus de 35.000 personnes ont fui les territoires de Masisi et Rutshuru dans la province du Nord-Kivu au Congo. Une partie d'entre eux a traversé la frontière vers l'Ouganda, d'autres ont trouvé refuge dans des camps juste à

 
l'extérieur de la capitale, Goma. La vie dans les camps est difficile. Il y a 10 jours, Christine, venant de Mushaki à 40km de Goma, est arrivée au camp de réfugiés de Mungunga. «Nous vivons ici les uns sur les autres, le manque d'intimité est très difficile. En plus, nous avons beaucoup de stress parce que nous sommes confrontés aux mêmes conditions de vie insalubre et difficile que pendant la guerre entre le gouvernement et le CNDP, » témoigne-t-elle.

M23 
Les troubles causés dans la région sont dus au M23, un nouveau groupe rebelle qui sévit dans l'Est du Congo et utilise 200 enfants soldats. Les rebelles, avec Bosco Ntaganda à leur tête, se composent de membres de la milice de l'ex-groupe rebelle CNDP, qui a été intégré dans l'armée. Ils bénéficieraient d'un soutien logistique du Rwanda, affirment des experts de l'ONU, afin de prolonger l'instabilité dans la région pour pouvoir exploiter les richesses minérales à la frontière. 

Après avoir envahi la ville stratégique de Rutshuru, à 70km de Goma, les rebelles ont avancé, depuis lors, jusqu'à 40km de Goma. Ils envahissent les villages et les villes très facilement car la résistance des troupes congolaises est faible. Le gouvernement congolais sonne l'alarme et demande à la communauté internationale de condamner le Rwanda. 

Aide alimentaire aux déplacés 
Au milieu du mois de juin, Caritas Goma, grâce au soutien financier de ses Caritas partenaires (Caritas France, Cafod, Trocaire et Caritas International), a procédé à des distributions de nourriture auprès de 37.200 déplacés (ou 7.440 familles) recensés dans 4 localités différentes. Ils ont reçu assez de plantes de maïs, d'haricots, d'huile et de sel de cuisine pour manger durant deux semaines. Même si cela n'est que pour une courte durée, c'est bien pour le moral et cela renforce la situation alimentaire des groupes vulnérables comme les femmes enceintes ou celles qui allaitent et les enfants en dessous de 5 ans. 

Caritas est actuellement la seule organisation humanitaire qui fournit une assistance alimentaire aux personnes déplacées dans cette région. Caritas Goma et ses partenaires veulent tout faire pour empêcher la situation d'empirer et espèrent que leur appel afin de recevoir plus de fonds publics sera entendu pour pouvoir aussi distribuer des produits non-alimentaires aux familles nécessiteuses. 

Construire la paix 
Une autre mission de Caritas Goma est la construction de la paix. Son programme se concentre pour donner un avenir aux anciens combattants. Pauvreté, manque d'opportunités et d'acceptation dans leurs communautés, ils ne peuvent que se rabattre sur les armes. Caritas rassemble alors les anciens combattants et les populations locales afin de créer des emplois et d'améliorer les relations entre eux. Ensemble, ils travaillent sur de petits projets communautaires et reçoivent des formations spécialisées comme, par exemple, celles de plombier, coiffeur ou agriculteur. 

Le travail améliore les conditions de vie des anciens soldats et de leurs familles, mais amène aussi une plus grande stabilité et harmonie avec la population locale. Quelques 260 anciens combattants et 110 membres de leurs communautés d'accueil étaient impliqués dans ce programme à Masisi et Rutshuru. 

Crédits photos: Caritas Goma

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