20/08/2012
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a entamé
une visite qui le mènera de Kinsahsa à Kigali , en passant par le Nord-Kivu.
REUTERS/Francois Lenoir
Par RFI
En RDC, l’ancienne puissance coloniale s’implique dans la résolution du conflit à l’Est. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a entamé une visite qui le mènera de Kinsahsa à Kigali , en passant par le Nord-Kivu. Sa tactique pour obtenir la paix semble être de vouloir placer le pouvoir rwandais devant ses responsabilités.
Le ministre belge des Affaires étrangères semble avoir décidé de prendre le taureau par les cornes dans le dossier de l’Est congolais. La méthode de Didier Reynders est de prendre au mot les dénégations du Rwanda, qui ne reconnaît pas son implication, et il propose donc au Rwanda d’aider le Congo à se débarrasser du M23.
« La solution qui serait la plus efficace évidemment serait de voir dans les prochains jours, et même pas dans les prochaines semaines, une action conjointe de la République démocratique du Congo et du Rwanda et des autres pays de la région pour faire stopper cette rébellion dans l’est » a-t-il déclaré.
La Belgique et le Congo vont demander ensemble aux Nations unies de changer le mandat de la Monusco pour qu’elle puisse faire partie de la force neutre à la frontière. Le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tchibanda est sur la même ligne que son homologue belge. Pour lui le Rwanda n’a pas à être contre cette initiative régionale. « Cette force devrait se trouver sous le mandat de l’Union africaine et des Nations unies, affirme-t-il. C’est avec la participation du Rwanda. Alors quand j’entends dire que le Rwanda est contre, ce qui importe c’est la décision qui a été prise par l’ensemble des pays, le Rwanda compris ».
Le chef de la diplomatie belge se rendra d’ici la fin de la semaine à Goma, puis directement à Kigali toujours dans l’esprit d’éclaircir le jeu rwandais.
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