28/11/2012 - 10 h 52
| Les rebelles du M23 font leur entrée dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, mardi 20 novembre 2012. |
Les rebelles poursuivent leur retrait de la ville de Goma ce mercredi 28 novembre. Des témoins sur place font état des mouvements des troupes rebelles vers le nord de la ville. La veille dans la soirée, le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Hervé Ladsous, a fait état à l’AFP « d’indications selon lesquelles des éléments du M23 commencent à se retirer » de la capitale du Nord-Kivu. Quelques heures plus tôt, le chef militaire de la rébellion, le général Sultani Majenga, avait promis que ses troupes allaient quitter la ville d’ici le vendredi prochain.
« L’idée est [pour le M23] de se retirer à 20 kilomètres au Nord de Goma », a déclaré Hervé Ladsous, annonçant que le principal conseiller militaire de l’Onu, le général Babacar Gaye, devait se rendre ce mercredi dans la région, y compris au Rwanda, pour régler les modalités militaires après le retrait des rebelles de Goma.
Ces modalités porteraient notamment sur la situation de l’aéroport de Goma, contrôlé pour l’instant par la Monusco, de l’établissement d’une zone neutre une fois les rebelles retirés et du concept d’une force neutre internationale pour stabiliser la région.
Les chefs d’Etat des Grands lacs ont lancé le samedi 24 novembre un ultimatum de 48 heures au M23 pour quitter la ville de Goma que la rébellion occupe depuis le mardi 20 novembre. L’ultimatum a expiré le lundi à minuit sans que les rebelles ne se retirent de la ville. Pour Sultani Makenga, le temps accordé par les chefs d’Etat était court.
Les présidents de la région avaient également décidé du déploiement d’une force composite comprenant une compagnie de la force internationale neutre, une compagnie des FARDC et une compagnie du M23 à l’aéroport de Goma, actuellement tenu par la Monusco.
Dans la ville de Goma, ils avaient prévu qu’un bataillon de l’armée congolaise et un autre de la police soient déployés. .
Mais le chef politique du M23 a confié mardi à RFI que son mouvement acceptait de quitter Goma si l’armée congolaise ne revenait pas dans la ville qui, selon lui, devrait rester sous administration politique et administrative de la rébellion.
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