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mercredi 27 février 2013

Les présumés auteurs de l’attentat contre le Dr Mukwege sont arrêtés à Bukavu

Le Carnet de Colette Braeckman
26/02/2013

La police nationale congolaise a présenté à Bukavu les auteurs présumés de la tentative d’attentat contre le docteur Mukwege, médecin-chef de l’hôpital de Panzi, gynécologue mondialement connu pour les soins apportés aux femmes victimes de violences sexuelles. La police a désigné comme auteurs de l’attentat un groupe de huit malfaiteurs, cinq hommes et trois femmes, des voleurs à main armée dont certains seraient passés aux aveux. Selon l’ inspecteur provincial de la police au Sud Kivu, le général Gaston Luzembo, cité par Radio Okapi, le dossier est désormais clos au niveau de la police et les incriminés seront mis à la disposition du parquet de grande instance du Sud Kivu. Le général Gaston Luzembe a indiqué que des objets volés, retrouvés sur les prévenus, allaient être rendus à leurs propriétaires si ces derniers, preuves à l’appui, venaient les réclamer. 


Rappelons que le Dr Mukwege avait été l’objet d’une tentative d’assassinat le 25 octobre dernier, alors qu’il rentrait d’un voyage qui l’avait conduit devant l’Assemblée générale des Nations Unies et aussi en Belgique. Il avait dénoncé la persistance des violences sexuelles au Kivu et l’impuissance de la communauté internationale. A son retour, venant de Bujumbura, il s’était directement rendu à son hôpital pour y retrouver ses patientes. C’est à son retour chez lui, en fin de journée, qu’il découvrira cinq agresseurs l’attendant dans sa maison. Ces hommes, sans être inquiétés, s’étaient introduits dans le périmètre de sa parcelle et, installés dans le salon, avaient tenu en respect les deux filles du médecin, attendant son retour. Lorsque, après une demi heure environ, le docteur klaxonna pour qu’on lui ouvre la grille, les hommes sortirent de la demeure. La sentinelle se précipita alors pour avertir Mukwege du fait qu’il était attendu par des hommes armés. Ces derniers firent alors feu, tuant net le malheureux gardien. Le médecin se jeta alors au sol, tandis que l’un des agresseurs, après avoir fait feu sur lui, (on allait retrouver une demi douzaine de cartouches au sol) s’emparait des clés de contact du véhicule. 

Alors que le Dr Mukwege ne savait pas s’il avait été blessé ou non, les agresseurs s’installèrent dans sa voiture et prirent la fuite, réussissant une audacieuse manœuvre de marche arrière dans la parcelle. La voiture devait plus tard être retrouvée à quelques centaines de mètres du lieu de l’agression. Après le départ des assaillants, le médecin devait se révéler indemne, mais très choqué par la mort de sa sentinelle, qui travaillait chez lui depuis trente ans. A l’époque, aucun vol n’avait été relevé dans la maison et le médecin et sa famille étaient convaincus qu’il s’agissait bien d’une tentative d’assassinat. 

Le Dr Mukwege se rendit par la suite en Belgique, mais après trois mois il décida de regagner Bukavu, appelé par les femmes de la ville, désespérées d’avoir perdu « leur » médecin. A son retour, il fut personnellement accueilli par le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Cishambo, qui assura sa protection. Depuis son retour, le médecin chef de Panzi réside dans une aile de l’hôpital, estimant que c’est là, au milieu de ses patientes et des membres de son personnel, qu’il jouira de la meilleure des protections.

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