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jeudi 20 novembre 2014

Équateur : grogne à la Société congolaise du bois

Radio Okapi
19/11/2014

Déboisement à la cour d’une école
primaire dans la commune
de Bandal à Kinshasa,
 le 29/07/2013.
Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Les travailleurs de la Société industrielle congolaise du bois (Sicobois) à Lisala (Equateur) revendiquent le paiement de six mois d’arriérés de salaire. Pour manifester leur mécontentement, ils ont barricadé, lundi 17 novembre, tout accès à la concession de leur entreprise. Dans leurs revendications, ils exigent aussi le départ de leur responsable Pierre Lezin qu’ils accusent de traitements inhumains et dégradants, dont des injures publiques.

La police a dispersé cette manifestation et a arrêté trois agents de la Sicobois avant de les libérer dans la soirée. D’autres travailleurs de cette entreprise auraient subi des violences policières. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés, selon des témoins. Parmi eux, le délégué syndical principal admis aux soins à l’hôpital général de référence de Lisala. 

Pour tenter de calmer la tension entre les travailleurs et les responsables de l’entreprise, la Commissaire de district a convoqué, mardi 19 novembre, une réunion élargie du comité de sécurité du district de la Mongala avec l’administrateur du territoire de Lisala ainsi que les deux parties en conflit. Ils ont demandé au patron de l’entreprise à Kinshasa d’éponger dans un premier temps la moitié d’arriérés de salaire, soit 3 mois, afin de permettre à ces agents de subvenir aux besoins de leurs ménages.

Par ailleurs, le responsable local de Sicobois, Pierre Lezin, a expliqué les retards de paiement par le manque de débouchée. Leur ancien partenaire a renoncé à financer l’entreprise suite aux accusations de viol et maltraitance de la population par ses agents. 

Deux ONG locales et internationales avaient signalé des cas viols citant les agents de la Sicobois comme auteurs. Ces accusations ont été rejetées par Pierre Lezin qui espère que la paix sera rétablie bientôt lorsque les travailleurs vont recevoir une partie d’arriérés de leurs salaires.

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