19/03/2015
Par Jean-Pierre Bat
En amont du colloque Foccart qui réunit les 26 et 27 mars à Paris, les spécialistes de cet homme de l’ombre et le gotha des archivistes et historiens d’Afrique francophone, « Le Monde Afrique » propose une série autour de cet événement. Durant toute la semaine seront publiés des articles autour de Jacques Foccart et de la question des archives, donc de la mémoire en Afrique francophone.
Pour inaugurer cette série, « Le Monde Afrique » publie en exclusivité les bonnes feuilles du livre La Fabrique des barbouzes, histoire des réseaux Foccart en Afrique(Nouveau Monde Editions, sorti le 19 mars). Voici le huitième extrait :
Le 17 août 1963, à Brazzaville.
Une foule de manifestants demandent le départ de l'abbé-président Fulbert Youlou.
Crédits AFP
Jusqu’aux mobilisations du 15 août au matin, qui encerclent le palais, aucun responsable français, à Paris comme à Brazzaville, n’a imaginé que la révolte populaire pourrait prendre une telle ampleur et se transformer en révolution. Les événements s’accélèrent entre 8 h 15 et 10 h, forçant les autorités à prendre conscience de la gravité réelle de la situation : l’abbé Youlou s’aperçoit qu’il est isolé dans son palais.