19/03/2015
Par Jean-Pierre Bat
En amont du colloque Foccart qui réunit les 26 et 27 mars à Paris, les spécialistes de cet homme de l’ombre et le gotha des archivistes et historiens d’Afrique francophone, « Le Monde Afrique » propose une série autour de cet événement. Durant toute la semaine seront publiés des articles autour de Jacques Foccart et de la question des archives, donc de la mémoire en Afrique francophone.
Pour inaugurer cette série, « Le Monde Afrique » publie en exclusivité les bonnes feuilles du livre La Fabrique des barbouzes, histoire des réseaux Foccart en Afrique (Nouveau Monde Editions, sortie le 19 mars). Voici le septième extrait :
L'autoproclamé président de la République indépendante du Katanga",
Moïse Tshombé, le 26 juillet 1960. Crédits AFP
Au printemps 1961, la France réorganise sa présence au Katanga. Dans un premier temps, les intermédiaires douteux, ou qui prêtent à la critique, sont évacués. Au mois de février 1961, les journalistes français Jean Masrevery et Michel Lambinet, soupçonnés d’être des informateurs de la CIA (en plus d’autres services dont le Sdece), sont expulsés du Katanga. Au mois d’avril 1961, le missionnaire qui débarque à Elisabethville [devenue Lubumbashi] ne fait en revanche pas mystère : Bistos, fonctionnaire français, est porteur d’une lettre du premier ministre Michel Debré à l’attention de Moïse Tshombé.