Digital Congo
25/04/2011
D’après les résultats des laboratoires notamment du Royaume-Uni, de France et de Suisse, avec des partenaires belges. Des chercheurs ont découvert des médicaments dont la fonction initiale est de lutter contre le cancer pouvaient également tuer le parasite à l’origine de la malaria.
A l’occasion de la Journée africaine de lutte contre le paludisme, célébrée le 25 avril de chaque année, des chercheurs, financés par l’UE ont découvert que des médicaments dont la fonction initiale est de lutter contre le cancer pouvaient également tuer le parasite à l’origine de la malaria. Effectuée par des laboratoires du Royaume-Uni, de France et de Suisse, avec des partenaires belges, allemands, danois, grecs, espagnols, italiens, néerlandais, portugais et suédois, ainsi que de nombreux pays en développement touchés par le paludisme, cette découverte pourrait permettre de mettre en œuvre de nouvelles stratégies de lutte contre cette grave maladie .
D’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, le paludisme a infecté 225 millions de personnes et en a tué près de 800 000 dans le monde en 2009. Selon un communiqué de presse de l’Union européenne, la lutte contre le paludisme a été entravée jusqu’à maintenant par la capacité du parasite de développer une résistance aux médicaments en mutant et d’échapper au système immunitaire en se cachant dans les globules rouges et le foie de l’hôte, où il prolifère.
Le fait de savoir que ce parasite a besoin de détourner des enzymes de la cellule où il réside ouvre de nouvelles perspectives de lutte contre la maladie. L’idée est, plutôt que de cibler le parasite lui-même, de bloquer les kinases de la cellule afin qu’il ne puisse plus exploiter son environnement cellulaire. Il est ainsi privé de l’un des principaux moyens par lesquels il développe une résistance aux médicaments.
Plusieurs médicaments inhibiteurs de kinases sont déjà utilisés cliniquement dans des chimiothérapies destinées à traiter des cancers, et beaucoup d’autres ont passé les étapes 1 et 2 des essais cliniques. Ces médicaments ont des effets toxiques, mais alors qu’ils sont utilisés pendant des périodes prolongées pour le traitement du cancer, ils n’auraient besoin d’être employés que pendant des périodes plus courtes pour le traitement du paludisme ; ce qui réduirait le problème de la toxicité. Des recherches communes menées par des laboratoires financés par l’UE, à savoir l’Unité conjointe Inserm-EPFL à Lausanne (France/Suisse), le Wellcome Trust Centre for Molecular parasitology de l’Université de Glasgow (Écosse), et l’Université de Berne (Suisse) proposent donc que les propriétés antipaludiques de ces médicaments soient immédiatement évaluées, ce qui permettrait de réduire considérablement le temps et les coûts nécessaires pour mettre en œuvre cette nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme.
Les prochaines étapes consisteront notamment à mobiliser les partenaires publics et privés, afin de vérifier l’efficacité des inhibiteurs de kinases pour le traitement du paludisme et d’ajuster la dose au moyen d’essais cliniques. Après quoi, les nouveaux traitements pourront être autorisés et mis à disposition des patients atteints du paludisme dans le monde entier.
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