Digital Congo
06/08/2011
Les promesses d’indemnisation des victimes du crash du Boeing de Hewa Bora à Kisangani il y a cinq semaines paraissent s’envoler en l’air du fait du silence qui se constate autour des dispositions pratiques concourant à la matérialisation des dites promesses
Près d’un mois après le crash de l’avion de Hewa Bora à Kisangani la question d’indemnisation des membres de familles des 78 victimes de cet accident continue se poser (indéchiffrable). Très peu d’informations seraient livrées à ce jour par les responsables de cette compagnie sur les modalités de cette indemnisation.
Cette avance, de décès peut-on lire dans le règlement, ne peut être inférieure à 16000 DTS, soit environ 21,600 euros. On indique qu’à ce jour, cette prime d’indemnisation n’a pas encore été versée aux familles des victimes qui paraissent totalement désemparées.
Le règlement du 09 octobre 1997 ne fixe aucune limite une financière de cette indemnisation s’agissant de décès et de blessure il évoque un premier niveau de responsabilité objective de plein droit du transporteur évalué jusqu’à hauteur de 100.000 OTS (cents mille droits de tirage spécial) définis par le Fonds monétaire international (FMI), soit environ 135.000 euros. Le transporteur aérien ne peut contester les demandes d’indemnisation, souligne le règlement. Au delà de ce montant, indique le texte, un second niveau de responsabilité est basé sur la faute présumée du transporteur, faute dont il ne peut s’exonérer qu’en prouvant qu’il n’a commis aucune faute (la preuve et à sa charge).
Confusion sur l’identité de l’assureur
Cette question d’indemnisation se complique encore avec la polémique aux lendemains du crash sur l’identité de l’assureur de cette compagnie d’aviation. On a appris de la bouche même du patron de Hewa Bora, Mr Stavros Papaionnou, que ses aéronefs n’étaient pas assurés par la Sonas. Au motif que l’assureur national n’avait pas correctement indemnisé les victimes du précédent crash de son avion survenu à l’aéroport de Game en 2DQ. Rejetant ces accusations, la Sonas n’avait pas tardé à réagir et il revient que Hewa Bora n’avait pas rempli les conditions exigées pour une bonne assurance de ses aéronefs.
Aussi curieux que cela puisse paraître on apprend derrière cette catastrophe aérienne que les avions de Hewa Bora seraient assurés par une compagnie d’assurance appartenant à Mr Stavros opérant sous le nom de Bureau d’assurance international (BAI) et dont siège est situé sur l’avenue Kabambare dans la commune de Barumbu. Le capital de cette compagnie d’assurance est estimé à 55 millions des francs congolais Trop insignifiant couvrir les primes d’indemnisation des victimes du crash du 08 juillet dernier à l’aéroport de Bangboka à Kisangani.
Le dossier risque de tirer à longueur. Il est clair, en effet, que ni Hewa Bora dont les appareils ont été cloués au sol aux lendemains de cet accident ni son assureur BAI ne seront en mesure d’honorer les dépenses d’indemnisation des victimes et des ayants droit. A ce niveau, il faut déplorer la complaisance de nos autorités qui ont fermé les yeux devant toutes ces anomalies à la base des crashs à répétition dans notre pays. A la justice qui a pris le dossier en main de sévir pour désormais faire respecter la loi.
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