05/01/2012
Des éléments de la garde présidentielle déployés à Kinshasa
par le président "mal réélu" pour intimider l’opposition.
Images TV
La réélection controversée de "raïs", alias la "haute hiérarchie", à la tête de la République très très démocratique du Congo va-t-elle sonner le glas du régime tout aussi controversé du fils présumé de Mzee ? Poser la question c’est y répondre. Jamais, victoire n’aura manqué de saveur que celle fêtée, le 20 décembre dernier, par le commandant suprême des FARDC, de la police nationale et de la garde présidentielle. L’homme est lâché, pour la circonstance, par ses pairs africains et occidentaux mais surtout par une très grande majorité de ses "concitoyens". Courageux mais pas téméraire, le «vainqueur» de l’élection du 28 novembre a choisi de mettre les chars entre lui et le peuple. Ce même peuple qui l’a, soi-disant, élu massivement. Chacun chez soi, ainsi les vaches seront mieux gardées dit un adage. Cependant, combien de temps va durer cette face à face entre un pouvoir usurpateur et un peuple qui réclame sa victoire volée? La bataille est engagée. L’issue est incertaine.
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien à Kinshasa-Lez-Immondices, le calme apparent observé dans la capitale congolaise depuis la trêve des confiseurs ne présage rien de bon. Pour lui, on n’est pas sorti de l’auberge. Usant de la même tactique que lors de la compilation des résultats de la présidentielle, Daniel Ngoy Mulunda, le pasteur-pyromane, président de la commission électorale nationale (in)dépendante (Ceni), distille au compte-gouttes les résultats des législatives. L’homme n’a décidément rien compris. Déjà, 89 des 169 circonscriptions électorales ont rendu leur verdict. Le Pprd, parti au pouvoir, est en tête. Le "pasteur" a de la suite dans les idées. Victoire à la présidentielle a été, victoire aux législatives sera. Honni soit qui mal y pense. Foi de Mulunda.
Mon ami qui sait décidément tout assure que dès la publication des noms des 500 députés nationaux, le dispositif sécuritaire sera déployé pour faire taire les mécontents. La victoire au bout du fusil dixit le pasteur-pyromane. Pourtant, cette fois, les crocodiles risquent de se manger entre eux car Ngoy Mulunda a décidé d’opérer une sélection au sein même de la "marmitte présidentielle". Que dis-je, la majorité présidentielle. Il s’agit de séparer à sa manière le bon grain de l’ivraie pour que la «haute hiérarchie» puisse gouverner sans gêne aux entournures. Exit donc les «crocodiles», place aux jeunes loups que l’on peut manipuler à l’envie.
Mon ami de me confier sous le sceau du secret que dès le départ, des nombreux "partis alimentaires" furent créés pour le besoin de la cause. Question de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Sait-on jamais! Sur les 19.000 postulants à la députation nationale, la MP aligne 13.000 candidats. Deux précautions valent bien mieux qu’une seule. A l’arrivée, la mouvance du "raïs" gagnera la majorité au Parlement. Qu’importe la qualité tant que la quantité est éloquente ! Tout ce que dont l’on attend des nouveaux législateurs, c’est l’obéissance aveugle et de la discipline. En retour, ils auront gagné le droit d’assister aux garden-parties de Kingakati avec en sortant, la petite enveloppe qui va avec. Quelle victoire sans saveur!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire