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lundi 21 juillet 2014

Invité Afrique : Damien Somé: «La surpêche va générer la pénurie de poissons»

RFI
21/07/2014
Anthony Lattier

Damien Somé, chargé de recherche
 au sein de l’Africa Progress Panel.

Damien.Some@africaprogresspanel.org 
1,3 milliard de dollars engloutis. C’est le manque à gagner du pillage des ressources au large des côtes d’Afrique de l’Ouest d’après une estimation de l’Africa Progress Panel. L’organisation présidée par Koffi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, s’est penché dans son dernier rapport sur les méfaits de la surpêche et de la pêche illégale en Afrique. Un problème qui concerne des milliers de personnes sur un continent où les deux tiers des pays ont un accès à la mer. Damien Somé, chargé de recherche au sein de l’Africa Progress Panel, fait le point sur la problématique au micro de RFI. 

RFI : Les pêcheurs artisanaux des côtes africaines pourraient-ils bientôt manquer de poissons ? 
Damien Somé : Il y a des risques élevés quand on voit les taux de surpêche et de pêche illégale. Ce que nous relatons dans notre rapport, c’est que ces communautés sont en danger, parce que la surpêche entraîne une diminution des stocks de poisson et donc les oblige à aller de plus en plus loin en mer pour pouvoir faire des captures. 

Dans l’immédiat, on voit la diminution croissante des stocks de poisson à leur disposition. Mais quand on pense dans une vision de pêche durable, on peut concevoir que les générations futures viendraient à manquer de poissons, si ces pratiques néfastes continuent.

Au Sénégal par exemple, il y aurait plus de 50 000 pêcheurs et des milliers d’autres personnes qui dépendent du secteur. Est-ce que cela signifie que leurs emplois sont menacés si rien n’est fait ?
Exactement ! Et c’est là tout le mal de la pêche illégale. Il faudrait que l’opinion publique et les sociétés civiles prennent conscience qu’elles privent les communautés côtières de leur gagne pain. Parce que pour eux le poisson signifie tout : leur travail, leur principale source de revenus. C’est aussi un élément essentiel pour la sécurité alimentaire pour ces communautés locales. 

Quel est le manque à gagner pour l’Afrique dû au pillage des côtes africaines ? 
On estime que rien que pour la zone de l’Afrique de l’Ouest, c’est environ 1,3 milliards de dollars de perdus chaque année. Ce qui est énorme quand on voit la contribution que cela pourrait apporter aux politiques de ces Etats, que ce soit en matière d’éducation, de santé ou d’assainissement. 

D’où viennent les bateaux qui pratiquent le plus la surpêche et la pêche illicite ? 
Selon les résultats de notre rapport on constate une forte présence des navires européens. Mais ce ne sont pas que les navires européens parce qu’on a vu aussi qu’il y avait des navires qui venaient de contrées lointaines comme la Chine, l’Asie du sud-est en général mais aussi de Russie. 

Pourquoi ces navires naviguent en toute impunité ? 
D’une part, il y a la défaillance du système international à réglementer un peu cette pêche illégale, et de l’autre côté, il y a ce que j’appellerai la défaillance de la part des Etats côtiers eux-mêmes, que ce soit lors de la passation des contrats de pêche ou même de la mise en pratique de ces accords de pêche. 

Les subventions dont bénéficient les flottes venues de l’Union européenne, de la Russie, des pays asiatiques, favorisent-elles d’après vous le pillage des ressources africaines ? 
Disons au moins une partie de ces subventions, parce que ce n’est pas tous les navires qui s’engagent dans cette activité illégale. Mais pour le cas des navires qui pêchent impunément en Afrique, nous avons souhaité dans notre rapport que les pays qui accordent des subventions devraient au moins arrêter de subventionner tous leurs navires qui s’engagent dans la pêche illégale au large des côtes africaines. 

Les chalutiers rusent le plus souvent. Ils changent d’immatriculation, ils changent de nom… Ils échappent ainsi au contrôle des autorités. Quelle serait la réponse la plus appropriée pour lutter contre ces pratiques ? 
Si par exemple on avait un registre qui permettrait de tracer un peu tous ces navires qui battent pavillon de complaisance, nous pensons que ces navires pourraient être plus suivis et que le contrôle pourrait être rigoureux. 

Qu’est-ce que vous entendez par pavillon de complaisance ? 
Prenons par exemple un bateau de pêche russe qui décide de s’enregistrer au Liberia. C’est par de telles pratiques souvent que les bateaux de pêche arrivent à se dérober un peu à la vigilance, aussi bien des Etats locaux que de la Communauté internationale. 

Cette année au Sénégal, la justice a condamné lourdement un chalutier russe pour pêche illégale. Au Liberia l’an passé, deux navires sud-coréens ont aussi été condamnés. Est-ce le signe que certains Etats ne veulent plus se laisser faire ? 
Ces actions prises par ces Etats sont impressionnantes. Ce qu’on remarque à travers ces cas c’est que les Etats africains, de plus en plus, ont décidé de prendre les actions qu’il faut. Mais il faudrait que ces actions continuent. C’est une bonne nouvelle de voir que des Etats comme le Sénégal s’engagent fermement dans la lutte contre ce fléau. 

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