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vendredi 18 juillet 2014

RDC: l’agriculture clandestine met en péril le parc des Virunga

RFI 
18/07/2014

Vue aérienne des terres de la région du Virunga en RD Congo.
Getty Images
En RDC, après la menace de l’exploitation pétrolière, c’est désormais l’agriculture clandestine qui met en péril le plus vieux parc naturel d’Afrique, la réserve du Virunga. L'Institut congolais pour la conservation de la nature en charge de ce parc tire donc la sonnette d’alarme et appelle les agriculteurs congolais à cesser d’ouvrir des champs clandestins dans cette réserve naturelle qui abrite plus de 3 000 espèces. 

Plus de quatre millions de personnes vivent à moins d’une journée de marche du parc des Virunga. Une pression démographique très forte dans une région très peuplée, où l’accès à des terres arables est de plus en plus limité. Et cette présence humaine est la principale menace pour le gigantesque parc des Virunga et ses 800 000 hectares de nature. 

Depuis des années, la réserve naturelle est engagée dans des plaidoyers, négociations et des actions développement pour les villages autour du parc. Mais cela ne suffit pas. Cette fois encore de nouveaux champs ont été ouverts au nord de la réserve et du bétail emmené sur place pour paître. Pour la direction c’est un casse-tête, car il est impossible de contrôler toute l’étendue de ce gigantesque parc en permanence. D’autant plus qu’une douzaine de groupes armés y circulent toujours.

L’autre menace, c’est celle du bois de chauffe qui détruit la forêt des Virunga. A Goma, près d’un million de personnes dépendent de la forêt pour se fournir en bois et charbon de bois. Des questions complexes qui mettent régulièrement en porte-à-faux la population et les 3 000 espèces protégées, dont les gorilles de montagne, qui vivent dans cet écrin de nature.

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