MERCI A MACINTOSH MARKENZ DE KIN DE BIEN VOULOIR PRENDRE CONTACT AVEC LA WEBMASTER DU BLOG LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE ************ BONJOUR, J'AIMERAIS BEAUCOUP RETROUVER ET ENTRER EN CONTACT AVEC MME MARTINE DUPONT QUI EST NOMMEE SUR CE SITE, CAR ELLE A BIEN CONNU MA MAMAN AVEC QUI ILS ONT VECU A COQUILHATHVILLE. D'AVANCE UN GRAND MERCI. NADINE NANDU - EMAIL : nadinenandu@skynet.be ************ AU MUSEE DU QUAI BRANLY A PARIS, L'AFRIQUE DES ROUTES, DU 31 JANVIER 2017 AU 12 NOVEMBRE 2017 ************

jeudi 11 décembre 2014

Rapport de suivi de la situation économique et financière en RDC : Transformer la richesse minière en vecteur de croissance, de développement et de cohésion sociale

Banque Mondiale 
10/12/2014



LES POINTS MARQUANTS
  • La 2e édition du rapport de suivi de la situation économique et financière en RDC s’intéresse au poids économique du secteur minier et à son impact potentiel sur le développement du pays 
  • Le rapport constate qu’une meilleure mobilisation des recettes pourrait assurer la stabilité macroéconomique sans compromettre les objectifs de développement 
  • Pour briser le cercle vicieux de la fragilité, l’État va devoir affirmer son rôle comme acteur principal du développement du pays

La deuxième édition du rapport de suivi de la situation économique et financière de la République Démocratique du Congo, publiée par la Banque mondiale, s’intéresse à l’impact du secteur des industries extractives sur le développement du pays. Intitulé «Renforcer l’État et transformer la richesse minière en vecteur de croissance, de développement et de cohésion nationale», le rapport constate que le pays a fait l’expérience d’une croissance robuste au cours des dernières années (7,4% par an en moyenne) grâce notamment au dynamisme du secteur minier. 

L’étude met en valeur le paradoxe suivant : alors que la production minière s’accroît rapidement, les recettes minières ne semblent pas suivre et les recettes totales de l’État se tassent. En 2013, la croissance a atteint un pic de 8,5% et la production de cuivre a fait un bond de 52% alors que les recettes intérieures de l’État n’atteignaient que 13% du PIB en 2013 contre 14,9% en 2012 et 12,5% en 2011. Il est vrai que les industries extractives ont permis de générer 6% du PIB en recettes pour l’État en 2011, soit près de la moitié des recettes totales (ITIE, 2013). Toutefois, ce montant ne représentait que 14% de la valeur des exportations minières et pétrolières, ce qui est relativement bas compte tenu de la nature rentière des bénéfices dans ces secteurs. L’insuffisance de la mobilisation des recettes impose un choix difficile entre réduire les dépenses sociales et d’infrastructure pour maintenir la stabilité macroéconomique et monétaire, ou creuser les déficits au prix de la stabilité.  
Une meilleure mobilisation des revenus issus du secteur des ressources naturelles permettrait d’augmenter l’espace budgétaire et de doter le pays des moyens financiers nécessaires pour financer son développement économique et social 
Emmanuel Pinto Moreira, Économiste en chef de la banque mondiale en RDC 
Mobiliser les recettes minières pour promouvoir le développement 
Le rapport indique que la RDC a tout le potentiel pour sortir d’un équilibre sous-optimal de faible mobilisation des recettes domestiques compensée par une dépendance vis-à-vis de l’aide internationale. La solution serait de bâtir sur cette aide pour mettre en place les réformes qui pousseraient le pays vers un nouvel équilibre. Cet équilibre serait caractérisé par une plus grande mobilisation des potentialités permettant à la fois : (i) d’assurer un développement économique et social soutenu ; (ii) des investissements publics croissants dans les infrastructures et les secteurs sociaux ; et (iii) le maintien de la stabilité macroéconomique. Comme le souligne Emmanuel Pinto Moreira, économiste en chef de la Banque mondiale en RDC: « Une meilleure mobilisation des revenus issus du secteur des ressources naturelles permettrait d’augmenter l’espace budgétaire et de doter le pays des moyens financiers nécessaires pour financer son développement économique et social ». 

Briser le cercle vicieux de la fragilité 
La fragilité se dessine sur fond de pauvreté et de disparité d’accès aux services sociaux et aux infrastructures. Tous les indicateurs du développement humain sont à des niveaux très modestes et l’Indice de développement humain (IDH) pour 2014 place la RDC au 186ème rang sur 187 pays. Une meilleure mobilisation des recettes des ressources naturelles est nécessaire pour améliorer la capacité de l’État à affronter la fragilité sociale et nationale. Or les défis qu’affronte la RDC sont de nature structurelle et couvrent un large spectre de domaines économiques et sociaux interdépendants La RDC se trouve confrontée à des problèmes de compétition pour l’utilisation des richesses du sol et du sous-sol qui sont devenus sources de fragilité et de conflits. La fragilité est devenue un phénomène autoentretenu où les griefs suscitent des violences qui génèrent d’autres griefs, notamment liés aux déplacements, qui deviennent à leur tour source de nouvelles violences. Briser ce cercle vicieux exige une présence de l’État, sous forme sécuritaire, mais aussi pour créer des opportunités de développement durable au bénéfice de la population. 

L’État comme acteur principal du développement 
Les indicateurs sociaux et de revenus montrent les pistes optimales d’intervention où la présence de l’État pourrait avoir un impact maximal en matière de croissance et de développement. En effet, une enquête nationale récemment réalisée auprès des ménages montre que l’activité minière est répandue en RDC, avec à la fois un impact positif sur l’emploi et les revenus et les services sociaux, mais des externalités négatives importantes. Ainsi, par exemple, alors que 10% des communes déclarent que les mines fournissent des services scolaires, près de la moitié des communes associent l’activité minière au travail des enfants et à la déperdition scolaire. Ceci illustre la nécessité pour l’État de réguler le secteur de façon à accroître son impact sur le plan social. 

En effet, le rapport note que la faible gouvernance et transparence du secteur minier reste une préoccupation de taille en RDC. Améliorer la gouvernance du secteur, le climat des affaires et la qualité des dépenses publiques devrait permettre au pays de transformer les ressources naturelles en vecteur de croissance, de développement et de cohésion sociale. « L’extraction industrielle devrait mettre des recettes importantes à la disposition de l’État pour financer ses programmes de développement. Quant à la prospection artisanale, elle pourrait être source d’emplois et de revenus pour la population locale et devrait dynamiser l’économie locale », souligne le rapport. 

En somme, la RDC dispose des ressources potentielles pour gravir les échelons du développement humain, et le soutien international ne devrait être qu’un catalyseur permettant d’initier les politiques domestiques nécessaires.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire