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lundi 23 février 2015

Banditisme d’Etat : John Numbi chargé d’"éliminer" Moïse Katumbi

Congo Independant 
22/02/2015

INFO  OU  INTOX  !

Le "général" John Numbi Banza Tambo,
ancien patron de la police
nationale congolaise
Suspect numéro un dans le double assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya Bahizire et de son chauffeur Fidèle Bazana Edadi, l’ex-patron de la police nationale congolaise, John Numbi Banza Tambo, aurait repris "du service". Il aurait été chargé par "Joseph Kabila" de "refroidir" l’actuel gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe. Intox? Nullement! 

La "guerre silencieuse" qui fait rage depuis le 23 décembre dernier entre "Joseph Kabila" et Moïse Katumbi Chapwe va-t-il se muer en un sanglant règlement des comptes ? 

Selon une source proche des services de renseignements militaires à Kinshasa, le "général" John Numbi Banza Tambo a effectué, il y a une semaine, un bref séjour dans la capitale congolaise. L’ex-patron de la police nationale aurait eu plusieurs "séances de travail" avec quelques "bad guys" chargés d’exécuter les "basses oeuvres" du "raïs".

Selon cette source, "John" aurait offert ses "services" à "Joseph Kabila". Mission : "éliminer physiquement" l’actuel gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. Au cours d’une de ces rencontres avec des officiers militaires, Numbi aurait dit ces mots : "Katumbi menace la pérennité de notre pouvoir. Il est le seul rival capable de faire ombrage au raïs". 

Questions : "Joseph Kabila" caresse-t-il le rêve secret de briguer un troisième mandat? Pourquoi tuer Katumbi? 
Réponse : "Katumbi continue à constituer un obstacle majeur pour la concrétisation de la volonté du clan kabiliste de conserver le pouvoir dans son giron". 

Le "troisième penalty" 
Le conflit entre "Kabila" et Katumbi a eu pour détonateur la fameuse parabole dite du "troisième pénalty injuste" racontée par le gouverneur du Katanga devant une foule en délire lors de son retour au pays. C’était le 23 décembre dernier. 

Ouvrons la parenthèse ici. Dans sa toute première interview accordée au journaliste Hubert Leclercq de "La Libre Belgique" datée du samedi 21 au dimanche 22.02.2015, Moïse Katumbi n’entend en aucun cas présenter des excuses en clamant que ses paroles avaient dépassé ses pensées : "A ceux qui m’écoutent d’interpréter ce que j’ai dit. Je ne renie rien ". A la question de savoir s’il sera candidat à l’élection présidentielle, "Moïse" n’a ni confirmé ni infirmé l’ambition qui lui est prêtée. "J’ai un mandat à terminer avant de penser à autre chose", a-t-il dit. Nous y reviendrons. Fermons la parenthèse. 

Selon une source militaire, John Numbi avait participé à la rencontre du 5 janvier entre "Joseph Kabila" et des "notables katangais" dans la ferme de Kashamata. Certains participants qui le croyaient en disgrâce ne dissimulaient pas un certain étonnement de le voir à cette réunion. 

Il semble qu’avant cette rencontre, le "raïs" avait reçu au même endroit Numbi et le "pasteur" Daniel Mulunda Ngoy Nyanga. L’affaire Katumbi aurait été au centre des conversations. "C’est à cette occasion que John Numbi avait offert ses services pour abattre Moïse Katumbi, confie la source. Dans un premier temps, le raïs n’était pas chaud. Il semble qu’il vient de donner son feu vert". 

Suspect numéro un dans l’assassinat du défenseur des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et son collaborateur Fidèle Bazana Edadi, John Numbi Banza est protégé par "Joseph Kabila". Celui-ci lui assure l’impunité. L’homme compte sur le "parapluie présidentiel" pour qu’une "disparition accidentelle" de Katumbi ne fasse guère des vagues. 

La "solution finale" 
Au cours de son point presse hebdomadaire, vendredi 9 janvier, Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a "signifié" une "mise en garde" de révocation au gouverneur Katumbi Chapwe. "Il est le représentant du chef de l’État, donc s’il veut toujours être gouverneur, il a intérêt à ne pas dépasser certaines limites", déclarait-il. Sans d’autres précisions. 

Mende ignorait sans doute qu’aux termes de l’article 3 de la Constitution promulguée le 18 février 2006, les provinces et les entités décentralisées sont dotées de la personnalité juridique. Le gouverneur de province et son adjoint sont élus au suffrage universel indirect par des députés provinciaux. Ils sont par la suite investis et non nommés par le Président de la République. On le sait, le pouvoir de révoquer appartient à celui qui nomme. 

Mieux encore, l’article 198 de la Constitution tel que révisé en janvier 2011 prévoit un seul cas où le chef de l’Etat peut jouir du pouvoir de révocation. Il faut d’abord qu’il y ait une "crise politique grave et persistante". Une crise de nature à menacer d’interrompre le fonctionnement régulier des institutions provinciales. Le Président de la République n’agit nullement selon ses caprices. La décision doit être délibérée en Conseil des ministres et après concertation avec les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat. 

Il faut dire que "Joseph Kabila" aura tout essayé y compris un découpage précipité du Katanga actuel en quatre entités. Objectif : neutraliser Katumbi. Il est vrai que cette réforme est prévue dans la Constitution. Mais... 

Est-ce pour toutes ces raisons que le successeur de Mzee a opté pour une "solution finale"? L’avenir le dira. En attendant, on a appris que Numbi a fait placer ses proches en qualité de "responsable des Opérations" à l’ANR, à la police ainsi que dans l’armée au Katanga. Devrait-on parler de "commencement d’exécution"? B.A.W


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