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mercredi 4 février 2015

Trop dangereux, un camp du Nord Kivu délaissé par les humanitaires

France 24 
Les Observateurs 
03/02/2015

Ces femmes sont réfugiées à Ndalya, dans le nord-est de la RDC, 
après avoir fui les massacres perpétrés dans la zone depuis le mois d'octobre. 
Toutes les photos ont été prises le 30 janvier par notre Observateur Al-hadji Kudra Maliro. 

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Al-hadji Kudra ...
Depuis octobre, des dizaines de milliers de personnes ont fui leur village dans l’est de la RDC, en raison des massacres perpétrés à Beni, dans le Nord-Kivu. Des camps de déplacés ont fleuri dans la zone, comme à Ndalya, où la vie s’organise avec les moyens du bord. Sans aide – ou presque – des organismes humanitaires, qui peinent à accéder à la zone. 

Ndalya est une localité située à cheval entre le territoire de Beni et le district de l’Ituri, en province orientale. En octobre, des personnes ont installé des tentes à quelques mètres de ce village, après avoir fui des attaques rebelles attribuées au groupe ougandais ADF-Nalu, ayant fait au moins 80 morts dans les alentours de Beni. 

Les derniers massacres dans la zone ont été commis au mois de décembre. Au moins 256 personnes ont été tuées depuis octobre et 88 000 personnes ont été déplacées, selon un bilan établi par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) le 19 décembre 2014.

Cette maman de 17 ans est arrivée à Ndalya en décembre, avec son fils. 

"Certains déplacés aident les villageois, qui leur donnent à manger en échange" 

Al-hadji Kudra Maliro, journaliste congolais, s’est rendu à Ndalya le 30 janvier. 

En ce moment, il y a 58 tentes installées à Ndalya, destinées à autant de familles, même s’il y a aussi des personnes seules. J’ai rencontré un enfant de 13 ans, dont les parents et le grand frère ont été massacrés en novembre, à Eringeti, à une douzaine de kilomètres de là. Lorsque son village a été attaqué à la mi-novembre, il est parvenu à se cacher dans la forêt, avant d’être secouru par d’autres villageois. Il vit depuis dans le camp, où il a été confié à une famille qui s’occupe de lui. 

Des tentes de déplacés mises en place à Ndalya, avec le sigle du HCR, 
en dépit de l'absence de l'agence onusienne dans la zone. 

À l’image de ce garçon, la plupart des personnes vivant ici ont fui les massacres commis en territoire de Beni, à Oicha par exemple. Ceux ayant été témoins des tueries sont très perturbés par ce qu’ils ont vu. Moi-même, ça m’a fait un choc lorsque j’ai assisté à l’enterrement de 40 personnes dans une fosse commune le 17 octobre dernier. 

Le camp est proche d’une base de l’armée congolaise, donc les gens se sentent davantage en sécurité. Il est censé être provisoire : il n’y a pas de cours organisés pour les enfants par exemple. En théorie, les gens doivent retourner chez eux vers le mois de mars car de nouvelles opérations militaires devraient prochainement permettre de sécuriser la zone. 

J’ai rencontré une jeune maman qui m’a dit qu’elle souhaitait rentrer au plus vite pour travailler au champ. Mais la plupart des gens ont peur. Beaucoup disent qu’ils veulent aller dans la ville de Beni, plutôt que de retourner dans les zones rurales dont ils sont originaires, car ils pensent que c’est un endroit plus sûr. 

"C’est un comité de déplacés qui gère le camp" 

Les conditions de vie dans le camp sont assez problématiques, car il n’y a pas assez de nourriture pour tout le monde. Aucun repas n’est distribué sur place. Par conséquent, les déplacés se débrouillent eux-mêmes pour manger. Certains achètent de la nourriture dans le village de Ndalya. D’autres aident les villageois dans les champs, qui leur donnent quelque chose à manger en échange. Il y a donc de l’entraide. Mais certains déplacés sont aussi contraints de mendier dans les lieux publics. D’autres ont créé des petits commerces pour survivre : ils vendent des bananes par exemple. 

L'église de Ndalya, devant laquelle certains déplacés mendient parfois 
pour pouvoir s'acheter de quoi manger. 

Quand je suis allé là-bas le 30 janvier, je n’ai rencontré aucun responsable du HCR, alors qu’il y avait des tentes leur appartenant sur place. Les habitants du camp n’ont vu personne du HCR depuis le mois d’octobre. C’est un comité de déplacés qui gère le camp, avec un président à sa tête. Il a été élu et représente les personnes vivant sur place. 

Contactée par France 24, Céline Schmitt, porte-parole du HCR en RDC, a indiqué qu’il n’y avait plus aucun camp directement géré par l’agence onusienne dans la région depuis fin 2014. "Il est très difficile d’apporter une aide aux déplacés car il existe un vrai problème d’accès à la zone, notamment en raison des restrictions imposées par l’armée congolaise en terme de circulation. D'où notre appel au gouvernement pour que l'accès à la zone soit facilité pour les organisations humanitaires. Par ailleurs, les problématiques sécuritaires compliquent encore un peu plus notre travail. C’est d’ailleurs pourquoi le HCR n’a plus de bureau à Beni", a-t-elle précisé. À sa connaissance, seule une ONG a pu porter assistance aux déplacés dans la zone ces derniers mois. 

"Généralement, les déplacés trouvent refuge dans les villages n’ayant pas été attaqués, où ils vivent dans des écoles et des églises, ou au sein de familles d’accueil, tandis que d’autres créent des camps de façon spontanée, comme à Ndalya", précise-t-elle. 

Concernant la présence de tentes du HCR dans ce village, Céline Schmitt estime qu’il s’agit peut-être de vieilles bâches récupérées par les habitants dans la zone, où le HCR est intervenu à plusieurs reprises ces dernières années. 

Cet article a été écrit en collaboration avec Chloé Lauvergnier (@clauvergnier), journaliste à France 24. 

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