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jeudi 23 juillet 2015

Jean-Claude Baende vise à nouveau le poste de gouverneur de l’Equateur : immoralité politique ou boulimie du pouvoir ?

Digital Congo 
23/07/2015

Révoqué pour manquements grave à la tête de l’Equateur, Jean Claude Baende dont la gestion se résume par une politique de coulage des recettes, ponctuée par une saignée sans précédent des caisses de la province, revient au galop. 

En République démocratique du Congo, le ridicule ne tue pas en politique. Sinon, Jean Claude Baende Etaf’Eliko serait déjà mort. En tous cas, c’est le moins que l’on puisse dire à propos de l’ancien gouverneur intérimaire de l’Equateur, révoqué de ses fonctions par ordonnance présidentielle pour manquements graves, dont on apprend qu’il tient à nouveau à se lancer dans la course au gouvernorat de la nouvelle province de l’Equateur. Ce qui pousse des observateurs avertis à s’interroger d’ores et déjà sur l’opportunité et surtout le bien-fondé de cette candidature. Dans la mesure où la Rd-Congo, notre pays qui est de plain-pied dans une phase cruciale de son histoire, n’a pas besoin des politiquement médiocres dans sa marche vers la décentralisation et le redressement. 

Arrivé dans la sphère dirigeante de l’ancienne province de l’Equateur sous le label du MLC, parti cher au Chairman, cet ancien prêtre catholique n’avait pas tardé à révéler sa véritable nature de traître né. En effet, Jean Claude Baende qui n’a pas hésité à trahir son Dieu, n’a pas non plus hésité à trahir le parti pour lequel il avait été porté aux affaires. Elu vice-gouverneur de province en 2007 sur la liste de ce parti comme colistier de José Makila Sumanda, il s’était empressé, dès que ce dernier s’absentait de Mbandaka pour des raisons de santé de soulever les députés provinciaux et les autorités de Kinshasa pour finalement obtenir sa déchéance deux ans après, soit en janvier 2009.

Toujours aidé par sa traîtrise, il fait allégeance à la majorité présidentielle et se maintient au poste de gouverneur intérimaire sans qu’une nouvelle élection de gouverneur soit organisée par la Commission électorale nationale indépendante. D’abord pour le compte du PPRD, puis pour son propre parti, l’Alliance des démocrates humanistes (ADH), parti qu’il fait adhérer à la mouvance présidentielle. 

C’est le début des turbulences et d’interminables conflits au sein des institutions politiques de l’Equateur. Jean Claude Baende déstabilise l’Assemblée provinciale pour rester seul maître à bord du bateau Equateur, avec le soutient indéfectible de sa propre majorité créée de toutes pièces pour le besoin de la cause. 

Un véritable gangster 
La suite, c’est le chaos indescriptible qui s’installe alors dans l’ancienne province de l’Equateur. L’homme qui y trône règne en veritable gangster dans un territoire conquis, confondant ainsi le bien public du bien privé. Sur le plan politique, Jean Claude Baende nommait et révoquait les ministres, les membres de cabinets ministériels et autres agents de l’Etat selon sa propre humeur. Pour consolider sa mainmise sur l’exécutif provincial, il créa le poste de ministre près le gouverneur faisant office de la deuxième personnalité de la province, poste qu’il attribua à l’un de ses acolytes. 

Ainsi, au détriment du vice-gouverneur et du ministre de l’Intérieur, selon les textes réglementaires, il règne avec son homme de main. Baende instaura une terreur qui ne disait pas son nom à Mbandaka où tous ceux qui s’opposaient à son dictat étaient châtiés sévèrement ou jetés en prison comme de véritables malfrats. Les acteurs politiques qui ont des familles à Mbandaka sont inquiétés pour ne pas lui tenir tête. Certaines sources sont allées jusqu’à lui imputer plusieurs cas d’assassinats politiques et de décès enregistrés dans la classe politique de l’Equateur sous son règne. Vrai ou faux, toujours est-il que cette fois-là, l’on avait affaire à l’Equateur à un homme sans foi ni loi, qui ne respectait même pas les religieux et religieuses. 

Sur le plan économique, la gestion de Jean Claude Baende à la tête de l’Equateur se résume par une politique de coulage des recettes, ponctuée par une saignée sans précédent des caisses de la province. Ceci avait comme conséquence un enrichissement sans cause et illicite de ce dernier, dont les immeubles de luxe et autres concessions n’étaient plus à compter à Kinshasa et à l’étranger. Les frasques de Jean Claude Baende ne’ s’arrêtaient pas là. Il poussa l’outrecuidance jusqu’a s’approprier les fréquences de la Radio télévision nationale, RTNC/ Mbandaka au profit de Saran, sa propre chaîne de radiotélévision. Sur le plan sécuritaire, il avait instauré l’insécurité contre tous ceux qui osaient émettre une pensée contraire à la sienne dans la ville de Mbandaka. Pour ce faire, il recruta pour son compte des jeunes délinquants communément appelés « Kulunas », avec pour mission de punir quiconque osera défendre une pensée contraire. 

En un mot, Baende Etaf’eliko est le piètre gouverneur intérimaire que l’histoire politique de l’Equateur ait jamais connu. Ce, au regard de multiples abus et crimes commis par lui durant son règne sans partage à la tête de la province. Ce qui aura conduit le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a le démettre de ses fonctions par ordonnance présidentielle, car ne pouvant supporter les égarements d’un gouverneur contesté par tous. 

L’on se demande donc aujourd’hui comment Baende peut chercher à briguer le même poste de gouverneur cette fois de la nouvelle province de l’Equateur et face à des députés qui gardent de lui de très mauvais souvenirs. Non, franchement, que l’on ouvre grandement les yeux pour ne pas laisser passer un homme qui s’est totalement discrédité vis-à-vis de l’Eglise catholique et de ses compatriotes. La nouvelle province de l’Equateur compte des dignes filles et fils pour prendre en mains sa destinée. Et pas un homme comme Jean-Claude Baende. Le Libre Débat

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