En l'honneur au "Grand Tabu Ley" !
C'était le 13 novembre 2010 !
C'était le 13 novembre 2010 !
Republication
Digital Congo
20/11/2010
Dans un lieu modeste et intimiste, mes oreilles reçoivent la musique que j’écoute comme une cure réparatrice après avoir subi le charcutage du répertoire de Rochereau par Koffi Olomide et Cyndi qui, soit dit, avait réalisé la pire interprétation de Mbilia Bel jamais osée.
Samedi 13 novembre 2010, 23 heures passées, sur la longue rue de Saint Maure dans le 11ème arrondissement de Paris, les noctambules ont colonisé tous les trottoirs.
Sous une pluie fine, une clientèle plutôt jeune fait la queue dehors dans l’attente d’une hypothétique place dans les cafés et bars bondés et aux ambiances diverses et contrastées.
Parmi ces enseignes qui racolent, une plus discrète avec juste trois initiales servait de temple à un touchant hommage au chanteur congolais Tabu Ley Rochereau pour son soixante-dixième anniversaire le jour même.
Dans un sous-sol à l’acoustique quasi parfaite malgré des pièces pas idéalement agencées, je tombe sur des musiciens congolais de renom en plein concert : le batteur Seskain Molenga, le guitariste Daly Kimoko et le bassiste Philo Kola qui fut chef d’orchestre d’Afrisa International de Tabu Ley.
Coïncidence, juste avant je venais de regarder le DVD du concert de Koffi Olomide en hommage au même Tabu Ley : une catastrophe, un crime artistique.
Là, dans un lieu modeste et intimiste, mes oreilles reçoivent la musique que j’écoute comme une cure réparatrice après avoir subi le charcutage du répertoire de Rochereau par Koffi Olomide et Cyndi le Cœur qui, soit dit en passant, avait réalisé la pire interprétation de Mbilia Bel jamais osée.
Les tubes du Seigneur Ley sont interprétés, pas seulement fidèlement, mais avec talent et une forme de vénération émouvante. Le chanteur Solo Sita a l’intelligence de ne pas singer l’auteur, mais chante bien et juste malgré quelques ennuis de santé.
Dans la salle, des connaisseurs apprécient et savourent : Dino Vangu un autre ancien d’Afrisa International accompagné de Lo Benel, une merveille de la nature que le guitariste annonce comme « une grande chanteuse que les mélomanes vont bientôt découvrir ».
La deuxième partie de la soirée a été du même tonneau : un plaisir partagé avec la superbe exécution revisitée d’autres tubes de la musique congolaise : « Pa Oki » (Nyoka Longo et Zaïko), « Elo » (Teddy Sukami et Zaïko), « Fièvre Mondo » (Evoloko et Zaïko), « Moyibi » (Pépé Kallé) et, à la surprise générale, même « Lelele Lelele » la dernière chanson d’ambiance très prisée de Werrason et Wenge Musica Maison Mère.
Vers 2 heures du matin, un musicien français qui passait par là par hasard, sortit son conga de sa housse et se mit à jouer avec le groupe. Le résultat est surprenant : il a trouvé le bon tempo d’une musique qu’il n’avait jamais jouée auparavant :
Pour information, ce groupe est composé de Solo Sita (Ancien chanteur d’Empire Bakuba), José (Un chanteur très connu à Kikwit et au Bandundu), Daly Kimoko (L’un des guitaristes solistes les plus sollicités sur la place de Paris), Morro Mandjeku (Guitariste accompagnateur), Philo Kola (Ancien bassiste et chef d’orchestre d’Afrisa International), Esby (Saxophoniste) et Seskain Molenga (Un des plus grands batteurs congolais et ancien d’Afrisa International).
Ce groupe se produit désormais régulièrement à La Calebasse sur la rue Commandant Charcot à Sevran.
Samedi 13 novembre 2010, 23 heures passées, sur la longue rue de Saint Maure dans le 11ème arrondissement de Paris, les noctambules ont colonisé tous les trottoirs.
Sous une pluie fine, une clientèle plutôt jeune fait la queue dehors dans l’attente d’une hypothétique place dans les cafés et bars bondés et aux ambiances diverses et contrastées.
Parmi ces enseignes qui racolent, une plus discrète avec juste trois initiales servait de temple à un touchant hommage au chanteur congolais Tabu Ley Rochereau pour son soixante-dixième anniversaire le jour même.
Dans un sous-sol à l’acoustique quasi parfaite malgré des pièces pas idéalement agencées, je tombe sur des musiciens congolais de renom en plein concert : le batteur Seskain Molenga, le guitariste Daly Kimoko et le bassiste Philo Kola qui fut chef d’orchestre d’Afrisa International de Tabu Ley.
Coïncidence, juste avant je venais de regarder le DVD du concert de Koffi Olomide en hommage au même Tabu Ley : une catastrophe, un crime artistique.
Là, dans un lieu modeste et intimiste, mes oreilles reçoivent la musique que j’écoute comme une cure réparatrice après avoir subi le charcutage du répertoire de Rochereau par Koffi Olomide et Cyndi le Cœur qui, soit dit en passant, avait réalisé la pire interprétation de Mbilia Bel jamais osée.
Les tubes du Seigneur Ley sont interprétés, pas seulement fidèlement, mais avec talent et une forme de vénération émouvante. Le chanteur Solo Sita a l’intelligence de ne pas singer l’auteur, mais chante bien et juste malgré quelques ennuis de santé.
Dans la salle, des connaisseurs apprécient et savourent : Dino Vangu un autre ancien d’Afrisa International accompagné de Lo Benel, une merveille de la nature que le guitariste annonce comme « une grande chanteuse que les mélomanes vont bientôt découvrir ».
La deuxième partie de la soirée a été du même tonneau : un plaisir partagé avec la superbe exécution revisitée d’autres tubes de la musique congolaise : « Pa Oki » (Nyoka Longo et Zaïko), « Elo » (Teddy Sukami et Zaïko), « Fièvre Mondo » (Evoloko et Zaïko), « Moyibi » (Pépé Kallé) et, à la surprise générale, même « Lelele Lelele » la dernière chanson d’ambiance très prisée de Werrason et Wenge Musica Maison Mère.
Vers 2 heures du matin, un musicien français qui passait par là par hasard, sortit son conga de sa housse et se mit à jouer avec le groupe. Le résultat est surprenant : il a trouvé le bon tempo d’une musique qu’il n’avait jamais jouée auparavant :
« À la base je joue le piano classique, mais depuis peu je m’initie au djembé. Là, j’ai écouté, la musique était tellement bien jouée que je n’ai pas eu du mal à trouver le bon tempo. Ce n’est pas étonnant, on sent qu’il s’agit de grands professionnels ».Pas étonnant effectivement, car ces musiciens affichent des pedigrees conséquents. Gagnés définitivement par le virus de la musique, ils ont monté le groupe Africa Kiesse pour le plaisir, pour le fun comme on dit. Et lorsqu’un artiste se laisse guider d’abord par le plaisir, sa prestation s’en ressent.
Pour information, ce groupe est composé de Solo Sita (Ancien chanteur d’Empire Bakuba), José (Un chanteur très connu à Kikwit et au Bandundu), Daly Kimoko (L’un des guitaristes solistes les plus sollicités sur la place de Paris), Morro Mandjeku (Guitariste accompagnateur), Philo Kola (Ancien bassiste et chef d’orchestre d’Afrisa International), Esby (Saxophoniste) et Seskain Molenga (Un des plus grands batteurs congolais et ancien d’Afrisa International).
Ce groupe se produit désormais régulièrement à La Calebasse sur la rue Commandant Charcot à Sevran.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire