18/06/2014
Les Congolais qui s’attendaient à ce que le gouvernement de cohésion nationale promis par le Chef de l’Etat avant la clôture de la session parlementaire de mars doivent déchanter et continuer à prendre leur mal de cette attente en patience puisque la dite session est clôturée sans l’annonce ou l’évocation de la nomination du nouvel organe exécutif
La longue attente de l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale ne semble toujours pas tirer à sa fin, en dépit de toutes les promesses faites à l’opinion. Avant, c’est l’imminence de cet avènement qui était mis en exergue.
Mais, à l’arrivée, cette attente n’était pas au rendez-vous. Ce n’est pas tout. Lors d’une réunion du bureau politique de la Majorité présidentielle, le mois de mars avait été annoncé pour la mise sur pied du Gouvernement tant attendu.
Le temps passe vite, parfois très vite. Lorsque le chef de l’Etat avait annoncé à Kingakati que le Gouvernement de cohésion nationale serait connu avant la fin de la session parlementaire de mars, on pouvait penser que le temps ne passerait pas si vite. Quelques jours après la rencontre de Kingakati, c’était au tour du porte-parole du Gouvernement Matata, le ministre Lambert Mende, d’enfoncer le clou en répétant l’annonce du chef de l’Etat, tout en invitant l’opinion à attendre la fin de la session. Au finish, le dimanche 15 juin dernier, date de la clôture de la session, il ne s’est rien passé de tel.
Oubli ou contretemps au programme tout simplement ?
Chose curieuse, notent nombre d’observateurs, jusque-là, aucune déclaration pour expliquer à l’opinion pourquoi le Gouvernement de cohésion nationale, plus de sept mois après l’adresse du président de la République au Congrès en 2013, tarde à venir. Faut-il parler d’oubli par rapport à la promesse de la session de mars ou d’un contretemps survenu au programme ? Car, logiquement, après la clôture de la session parlementaire, on devrait surtout se soucier d’expliquer à l’opinion le contretemps intervenu, tout en précisant à quel moment le nouveau Gouvernement interviendrait.
La longue attente commence à lasser l’opinion, surtout en cette période où les RD-Congolais semblent plus préoccupés aujourd’hui par les matchs de la Coupe du monde de football. Malgré cette détente universelle, l’opinion finira, après le mondial, par se rappeler ce qui doit être l’actualité politique en RDC.
La révision constitutionnelle damerait-elle le pion au gouvernement ?
Cette question, les observateurs se la posent sans cesse. Car, au moment où l’on pensait que le Raïs allait abattre la carte gouvernementale, c’est une initiative de l’Exécutif national qui a occupé la place à travers un projet de loi portant révision de quelques articles de la Constitution en ce qui concerne les élections des députés provinciaux, des sénateurs et des gouverneurs de provinces. Et c’est sur cette note que l’Assemblée nationale a terminé la session ordinaire de mars. Comme si, désormais, le Gouvernement de cohésion nationale était pratiquement relégué aux derniers rangs des priorités au Parlement.
Il faudra peut-être attendre la convocation d’une session extraordinaire au Parlement pour savoir si c’est cette option qui l’emporte finalement. Car, il serait impensable que l’on renvoie la révision constitutionnelle à la prochaine session ordinaire de septembre. A moins que l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale figure dans le même calendrier ou que la fameuse imminence du nouveau Gouvernement demeure au rendez-vous.
Mais, dans tous les cas, une annonce officielle servirait à combler ce qui s’apparente déjà à un déficit d’information. Ne fût-ce que par rapport à l’attente ou aux promesses faites à l’opinion, la langue de bois serait mal venue en ce moment.
L’attention toujours focalisée vers le temps du raïs
A la lumière de tout ce qui précède, une seule chose est sûre : le président de la République demeure la seule personnalité à savoir quand surviendra l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale. Il est le seul à abattre cette carte lorsqu’il jugera le moment opportun.
D’ailleurs, c’est le chef de l’Etat qui nommera l’ensemble de l’équipe gouvernementale. C’est ce qui justifie qu’en dehors de lui, personne ne connaît le futur Premier ministre de la RDC. Pour ce faire, Joseph Kabila a plus d’un tour dans ses manches. Trêve de spéculation, il faut simplement se résoudre à attendre le temps du Raïs pour en savoir plus sur la question.
M. M./Forum des As
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