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samedi 21 février 2015

La Guerre de l’information dans la conquête du pouvoir au Congo-Kinshasa

Desc-Wondo
21/02/2015
 Par Germain Nzinga Makitu

CONTEXTE ACTUEL DES EVENEMENTS


Depuis le soulèvement populaire qui a duré trois bonnes journées dans la ville de Kinshasa et dans plusieurs autres villes de la RDC, nous avons eu à observer, au-delà des affrontements de la police avec les manifestants, un autre affrontement plutôt culturel, celui-là, une espèce de guerre dans la guerre ou pour être plus précis, le nerf même de la guerre qui s’est avéré dans l’arme de la maitrise des moyens d’information et de communication. 

Au plus fort de la crise qui a secoué le pays de Lumumba suite à la tentative du régime Kabila de modifier l’alinéa 3 de l’article 8 de la Loi fondamentale avec l’intention évidente de chercher à rempiler pour un troisième mandat, l’observateur attentif a pu relever que l’arme lourde utilisée par le pouvoir de Kinshasa ne fut point le déploiement des policiers ou de la soldatesque de la garde républicaine étant donné que le peuple a réussi à braver mains nues leur cette puissance de feu. Non, l’arme lourde utilisée par le régime de Kinshasa, ce fut bien la coupure de l’internet et des réseaux sociaux qui a porté l’estocade décisive qui a pu stopper la marche du peuple vers la prise de la Bastille congolaise qu’est le palais du peuple où sont votées des lois scélérates. 


De fait le mardi 20 janvier 2015 matin, les opérateurs Internet de la République démocratique du Congo ont reçu l’ordre de couper l’accès à internet et aux communications SMS en 3G. Ces mesures prises par les autorités du pays allaient bien évidemment à l’encontre du respect des règles élémentaires de la démocratie d’abord parce que l’ordre de coupure d’internet était sans motivation dans un pays qui n’était pas encore dans un état de siège et ensuite il constituait une entorse contre les droits élémentaires de communication des citoyens. Cette situation de blackout va perdurer pendant deux bonnes semaines jusqu’à ce que le gouvernement lève progressivement les unes après les autres ces mesures de suspension inique. 

Depuis la semaine dernière, les autorités du pays sont allées déterrer la loi Kin-Kiey Mulumba promulguée le 3 novembre 2012[1] et qui sommait[2] tous les utilisateurs des téléphones cellulaires sur toute l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo de se faire identifier auprès de leurs réseaux respectifs, faute de quoi leurs lignes se trouveront bouchées dans les trois mois suivants. Mais point n’est besoin de trop réfléchir pour jauger les motivations secrètes des gouvernants congolais qui manifestent là l’intention claire d’exercer un contrôle plus strict sur l’identité des usagers et sur le contenu de l’information véhiculée. Cette loi aussitôt publiée en 2010 fut bien évidemment jetée aux oubliettes jusqu’à l’éclatement de la crise de janvier 2015 dernier où les dirigeants congolais se sont souvenu qu’elle pouvait bien servir non au maintien de la sécurité territoriale mais à la survie de leur régime. Ce qui fait problème ici, ce n’est point l’application de la loi pour restaurer l’ordre public mais sa négligence totale depuis sa promulgation en 2012 jusqu’à ce jour et sa brusque résurgence sur la scène nationale pour des raisons d’opportunisme politique. L’information relayée par des usagers de nouvelles technologies de l’information et de communication qui est un secteur-clé de la sécurité nationale est à ce point négligée quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale et appliquée quand il s’agit de sauver un régime ou un individu…  

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