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mercredi 11 février 2015

Processus électoral : la réaction du gouvernement aux déclarations de Russell Feingold

Digital Congo
10/02/2015

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende pense qu’il y a beaucoup de choses que M. Russell Feingold ne maîtrise pas.

Il souligne qu’il n’y a aucune excuse pour ne pas organiser les élections, surtout que le Gouvernement a manifesté sa volonté d’apporter le gros de l’enveloppe. Réagissant aux propos du sénateur américain, Lambert Mende porte-parole du Gouvernement pense qu’il y a beaucoup de choses que Russell Feingold ne maîtrise pas. Pour lui, les délais électoraux sont de la compétence exclusive de la CENI et non du Gouvernement. En plus, le président de la République ne peut pas promulguer une loi qui n’a pas encore subi le contrôle de conformité à la Constitution par la Cour constitutionnelle. C’est en sa qualité d’Envoyé spécial du président américain Barack Obama pour la région des Grands Lacs, que le sénateur Russell Feingold s’est adressé hier à Kinshasa à une brochette de journalistes.


Quelques sujets ont émargé de son discours. Il s’agit des dernières violences en Rd Congo, la promulgation de la loi électorale par le président de la République, la publication du calendrier global des élections par la CENI, la traque contre les FDLR, etc. De prime à bord, il a tenu à saluer la décision finale à l’Assemblée nationale qui a conduit au vote de la loi électorale telle qu’amendée. Russell Feingols est de ceux là qui croient que cet acte est un exemple palpable et frappant d’une démocratie qui fonctionne. C’est ici qu’il a insisté pour la promulgation de cette loi électorale, ce qui sera un signal fort pour des élections crédibles.

Il a, au cours de la même conférence de presse, réitéré la nécessité pour la CENI de publier un calendrier global. A l’en croire, ce calendrier devrait inclure l’élection présidentielle en 2016. « Même si les élections ne sont pas l’affaire d’un jour, mais d’un processus, nous encourageons les acteurs congolais de la majorité, de l’opposition tout comme de la société civile à s’inscrire dans la marche du dialogue inclusif », dit-il, avant d’insister sur le fait que les Etats-Unis sont prêts à soutenir des élections crédibles et qui s’organisent dans les délais.

« Nous pensons que le transfert de pouvoir doit se faire de manière paisible à travers les élections », dit-il, avant de renchérir que c’est une manière de faire qui doit s’appliquer à tous les Gouvernements de la région, pas seulement à la Rd Congo. Il n’y a aucune excuse

A une question de savoir, au cas où la CENI publie le calendrier global, les Etats-Unis et la communauté internationale peuvent-ils financer les élections provinciales ? « Nous attendons être les témoins de la publication du calendrier complet des élections en Rd Congo », répond Russell Feingold, qui exprime le vœu que ce calendrier inclura l’élection présidentielle qui doit se tenir d’ici fin 2016. Pour lui, l’élection présidentielle est une exigence constitutionnelle, pendant que les élections provinciales dépendent des autorités congolaises.

Et d’insister qu’il n’y a aucune excuse pour ne pas organiser les élections. Même si les ressources sont importantes, il cite le Gouvernement congolais qui a manifesté sa volonté de donner le gros du montant attendu. A ceci, sans oublier l’appui de la communauté internationale et les Etats-Unis d’Amérique veulent être le premier à donner leur part. Il ajoute que lors de son séjour en mai 2014, le Secrétaire d’Etat John Kerry avait annoncé une contribution de 20 millions de dollars Us. 


Traque contre les FDLR, rien n’a encore été fait
Russell Feinglod dit que son pays a été encouragé par le lancement récent des opérations contre les rebelles rwandais des FDLR. Mais se dit déçu de constater que jusqu’à ce jour, rien n’a encore été fait. « Nous souhaitons que cette opération doit être étendue et qu’elle doit être inclusive », explique-t-il, avant de citer Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères qui lui a rassuré que l’objectif est de réduire la capacité de nuisance. Ce qui implique le ciblage du leadership des FDLR, sans oublier l’initiation des poursuites judiciaires à leur encontre.

En plus, il a encouragé les signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba d’honorer leurs engagements. Cela implique de ne pas soutenir les groupes armés. Il a même appelé le Conseil de sécurité de sanctionner ceux qui soutiennent encore les groupes armés. Il n’a pas oublié la nécessité de constituer les chambres mixtes où travailleront les experts congolais et étrangers pour que ceux qui ont commis des crimes répondent de leurs actes. 


La réponse de Lambert Mende
En République démocratique du Congo, lorsqu’on s’attaque à son chef ou aux institutions du pays, le porte-parole du Gouvernement ne peut jamais rester indifférent. C’est dans cette logique qu’une fois après cette conférence de presse, le ministre de la Communication et Médias du Gouvernement Matata II n’a pas manqué de se manifester. Il a répondu mot à mot à Russell Feingold, avant de saluer la disponibilité des Etats-Unis à contribuer au financement des élections, ce qui permettra de respecter les délais.

Voilà pourquoi Lambert Mende est de ceux-là qui pensent qu’il y a beaucoup de choses que Russell Feingold ne maîtrise pas. Car pour lui, les délais électoraux sont de la compétence exclusive de la CENI et pas du Gouvernement. En plus, le Président de la République ne peut pas promulguer une loi qui n’a pas encore subi le contrôle de conformité à la constitution par la Cour constitutionnelle. En cas d’espèce, c’est la Cour suprême de justice qui fait encore office de Cour constitutionnelle. Donc, on peut en vouloir au président, on ne peut pas repousser ou ajourner la constitution. Car celui-ci ne peut pas promulguer une loi qui n’a pas encore subi l’épreuve du contrôle de conformité à la constitution.

En ce qui concerne le calendrier électoral, le ministre de la Communication et Médias souligne que Russell Feingold a bien fait de s’adresser à la CENI. Et pour ce qui est des finances, il espère qu’il fera un effort pour donner un peu de moyens à la Rdc pour respecter les délais. Dans tous les cas, avec les moyens à notre disposition, explique Lambert Mende, nous avons déjà assuré que les délais seront respectés, mais nous avons toujours besoin des autres. S’il ne peut nous rassurer que les USA vont nous donner quelques moyens, c’est encore une garantie que les délais seront respectés.

Il importe de préciser que les Congolais, tout comme les autres peuples du monde disposent du droit à l’auto-détermination. Ainsi, c’est eux-mêmes qui doivent poser les fondamentaux de ce que doit être considéré comme démocratie. Sinon, si toutes les règles sont fixées par l’extérieur, qu’est-ce qui reste encore aux Congolais ? Si pour promulguer une loi électorale les Etats-Unis doivent s’impliquer, est-ce que la Rd Congo ferait de même dans le pays de l’oncle Sam ou dans un autre pays africain ? Sinon, les jeunes universitaires peuvent vite conclure à un manque de considération envers un pays ami pour lequel on se dit prêt de vouloir aider. Et devant ce comportement, même le plus docile des enfants risquent de lever le ton. L’Avenir

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