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jeudi 19 mars 2015

Dossier Foccart : « La Fabrique des barbouzes » (2/5)

Par Joan Tilouine
Le Monde.fr 
17/03/2015

Jacques Foccart, secrétaire général de l'Elysée aux affaires africaines et malgaches, 
le 10 mai 1968. Crédits AFP

Deuxième « dossier Foccart » de la série du « Monde Afrique » qui publie en exclusivité les bonnes feuilles du livre de Jean-Pierre Bat La Fabrique des barbouzes, histoire des réseaux Foccart en Afrique (Nouveau Monde Editions, à paraître le 19 mars). 

En amont du colloque Foccart qui réunit les 26 et 27 mars à Paris, seront publiés, durant toute la semaine, des articles autour de Jacques Foccart et de la question des archives, donc de la mémoire en Afrique francophone.  

Le président français Charles de Gaulle reçu par l'abbé Youlou à Brazzaville, en 1958.
Crédits : AFP 

Militant de l’Action française, résistant puis fervent gaulliste dévoué, Jean Mauricheau-Beaupré est prêt à tout pour servir cette grandeur de la France incarnée par le général de Gaulle. Son truc à lui, c’est « l’action psychologique » qu’il emploie à Paris d’abord pour contrer l’influence communiste mais aussi américaine en Afrique. Il vise d’abord les jeunes étudiants africains à Paris, future élite africaine en formation à Saint-Germain-des-Prés. C’est ainsi que cet homme d’action mué en « barbouze » va s’essayer à contrer et à déstabiliser la puissante Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) viscéralement anti-gaulliste. 

Au cœur du Quartier latin, Mauricheau le « barbouze » échouera à imposer une association estudiantine gaulliste qu’il crée ad hoc en 1959. Moins d’une quarantaine d’étudiants prennent leur carte de membre de cette association qu’il délaisse pour s’envoler vers Brazzaville. Là-bas, Mauricheau sait bien qu’il trouvera l’action qu’il aime tant, des énigmes et des complots à déjouer ou à fourbir pour maintenir l’influence française, repousser le dessein communiste en Afrique. Il est l’un des deux « barbouzes » à débarquer dans la capitale congolaise en cette année 1960 marquée par la proclamation de l’indépendance.


Jean-Pierre Bat exhume leurs parcours et leurs actions des archives du Fonds Foccart dont il a la charge. Dans ces nouveaux extraits de La Fabrique des barbouzes, histoire des réseaux Foccart en Afrique (Nouveau Monde Éditions, à paraître le 19 mars), il nous fait naviguer de Paris aux rives du fleuve Congo, dans les méandres de la politique franco-africaine. 

En marge de la proclamation de l’indépendance du Congo, le 15 août 1960, se trame à Brazzaville une série de complots qui visent à déstabiliser l’autre côté du fleuve Congo, à Léopoldville [devenue Kinshasa]. 

Brazzaville est bel et bien l’épicentre de ces opérations de l’ombre qui visent d’abord le régime de Patrice lumumba. A peine les indépendances proclamées que Paris, à travers ses « barbouzes », mène la guerre contre le communisme en Afrique, mais pas seulement… 

Voici le quatrième extrait : 


A suivre ...    

Les horizons congolais du colonel Nasser : le raïs égyptien se fait le relais de la politique anti-occidentale en Afrique où il est déjà le principal soutien politique et militaire du FLN en Algérie. 

Youlou et le Katanga : depuis l’été 1960 et les complots brazzavillois du mois d’août, Fulbert Youlou s’intéresse très sérieusement au Katanga de Moïse Tshombé… 

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