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mercredi 4 novembre 2015

Rwanda : Et si James Kabarebe arrêtait Paul Kagame dans son ambition d’une présidence à vie ?

Desc-Wondo
04/11/2015
Jean-Jacques Wondo Omanyundu


La question peut sembler naïve pour des observateurs profanes des enjeux géopolitiques de la région des Grands-Lacs habitués à des analyses réductionnistes et manichéennes consistant à exclure, dans leur grille de lecture minimaliste, les dynamiques interactionnelles internes au sein des régimes africains qui ne sont pas que monolithiques. 

Contrairement à leurs apparences, la plupart des régimes autocratiques en Afrique postindépendance ne sont pas que des blocs statiques et monolithiques où il n’y a qu’un seul courant de pensée, celui des partisans de la ligne dure du régime, communément appelés les faucons. Comme on peut le constater, une analyse approfondie de la dynamique du groupe des régimes autoritaires qui ont marqué l’Afrique postcoloniale montre que ces régimes comportent/comportaient également en leur sein une aile dite des colombes, c’est-à-dire des partisans de la souplesse et de l’ouverture du régime. Ces derniers estiment que le régime doit survivre au chef alors que pour les faucons, le régime ne doit jamais être indissociable au maître, le grand chef qui l’incarne et qui doit rester ad vitam aeternam au pouvoir. 

Quelques illustrations des régimes composés de camps des faucons et des colombes 
Quelques illustrations suffisent pour appuyer notre thèse. D’abord le cas du régime dictatorial de Mobutu où dans le camp des faucons on pouvait recenser des personnages comme les généraux Nzimbi, Baramoto, Eluki ou les conseillers spéciaux Honoré Ngbanda et Seti Yale. Alors que les généraux Donatien Mahele, Paul Mukobo ou Amela Lokima Bahati ou les conseillers spéciaux comme Nimy Mayedika Ngimbi, Roger Nkema Liloo ou Edouard Mokolo wa Mpombo étaient étiquetés de colombes. 

De même, le récent défunt régime de Compaoré au Burkina Faso avait connu une aile dure incarnée par le Général Diendéré, Léonce Koné (2ème vice-président du CDP), Djibrill Bassolé et Hermann Yameogo, et une aile modérée incarnée par 70 cadres du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), parti de Blaise Compaoré, qui ont démissionné le 4 janvier 2014 du Bureau politique national et créé le MPP, un parti d’opposition dont la dissidence a considérablement joué un rôle dans la chute de Blaise Compaoré. Ce groupe était composé d’ex-éminences grises et les piliers du régime Compaoré comme Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré[1].

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