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mercredi 9 décembre 2015

Le Phare : « Dialogue, Djinnit hanté par le syndrome du Burundi »

Radio Okapi
09/12/2015

Revue de presse kinoise du mercredi 9 décembre 2015.

La convocation du dialogue politique et la publication du rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme, font la une des journaux parus mercredi à Kinshasa. 

Le Phare titre à la une : « Dialogue, Djinnit hanté par le syndrome du Burundi » 
Pour ce journal, ce que les Congolais attendaient de l’Envoyé spécial de Ban Ki-Moon dans la capitale congolaise, ce n’était pas d’amener les « kabilistes » au Dialogue, mais de rallier l’Opposition, dans toutes ses sensibilités, à l’idée d’une table ronde nationale en vue de débloquer le processus électoral en panne depuis plusieurs mois. 
Le quotidien note que Saïd Djinnit n’a pas convaincu le « camp du refus » systématique du Dialogue, composé de l’UNC de Vital Kamerhe, le MLC de Jean-Pierre Bemba, l’Ecide de Martin Fayulu ainsi que le G7. L’UDPS indique qu’elle ne serait partie prenante que si ce forum était convoqué par un médiateur de Ban Ki-Moon doté de pleins pouvoirs, de l’ouverture à sa clôture, renseigne Le Phare. 
Ce qui fait dire au tabloïd que le syndrome de son échec dans la crise politique du Burundi voisin est en train de revenir à la surface. Beaucoup pensent que celui qui n’a pu réconcilier la classe politique burundaise ne serait pas l’homme du puzzle congolais. En tout cas, il n’est pas arrivé à casser le mur de la méfiance entre Kabila et son Opposition, conclut le journal. 

Forum des As qui aborde la même question se focalise sur la composition du comité préparatoire du dialogue qui se dessine. Dans son message lu à la télévision nationale, le Directeur de cabinet de Joseph Kabila précise que « le Comité préparatoire du Dialogue est en voie d’être constitué » et que très bientôt le Facilitateur sera désigné, avec le concours certes de Saïd Djinnit, l’envoyé spécial des Nations unies pour les Grands Lacs, rapporte le journal.

Dans sa manchette : « Le Front populaire réaffirme son soutien à Etienne Tshisekedi », La prospérité note que le député national Toussaint Alonga, modérateur adjoint de ce regroupement de soutien réitère son attachement à la position du dialogue prônée par le président de l’UDPS, « avec la médiation internationale ». 
Ce front contre la révision constitutionnelle reste persuadé que le dialogue politique est incontournable, parce qu’il est le seul élément catalyseur pour conduire le peuple congolais aux élections dans un climat apaisé, renseigne le quotidien. 
Ce journal publie aussi la réaction du député Justin Bitakwira qui interpelle les contestataires du dialogue. Pour lui, rapporte le journal, le dialogue s’impose parce qu’il permettra au pays d’organiser des élections apaisées et de garantir la stabilité. Le dialogue, vu par Bitakwira, est une occasion de briser l’élan égoïste de ceux qui dirigent. 
Puisqu’il s’agit d’une question d’intérêt national, il est important de transcender les divergences de vue. Les craintes devant être transformées en matières soumises à la discussion, rapporte le quotidien. 

Le Potentiel revient sur le rapport de l’Onu sur les violations des droits de l’homme et titre : « Violences pré-électorales, le cri d’alarme de l’Onu »
Pour le journal, l’année 2016 s’annonce difficile. Le quotidien kinois indique que les conclusions du rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme(BCNUDH) sont chaotiques. Elles font état de la dégradation des libertés publiques en RDC. 
Les groupes cibles sont notamment les opposants, les acteurs de la Société civile et les journalistes qui ne sont pas de l’obédience de la Majorité au pouvoir. 
Le BCNUDH voit déjà le danger venir avant la tenue des « élections clés », annoncées constitutionnellement pour l’année 2016. 
Il y a donc, à en croire le journal, péril en la demeure. 
Conscient du danger, le tout nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC appelle à une mobilisation de tous les acteurs, à savoir les autorités congolaises et les partenaires internationaux, pour « entreprendre les démarches nécessaires pour garantir un processus électoral libre, juste et crédible », annonce Le Potentiel. 
Pour ce quotidien, le rapport met en exergue une « répression inquiétante » de l'opposition et indique que la démocratie est en danger, rapporte le journal. 

L’Avenir met en exergue la réaction du gouvernement qui désapprouve le rapport du BCNUDH. 
Selon le journal, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, ne conteste pas les faits, mais la méthodologie utilisée par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et la Monusco, qui donnent l’impression de vouloir peindre tout en noir en RDC pour des raisons inavouées, comme s’ils voulaient rester indéfiniment en RDC. 
Et cette façon de faire n’est pas conforme aux intérêts de la RDC indique le journal. 
Mende indique que le rapport ne donne aucune information concernant les efforts réels du Gouvernement congolais pour sanctionner ceux qui violent les droits de l’homme, rapporte L’Avenir. 

Par ailleurs, Forum des As revient aussi sur la tension observée entre le gouvernement et certaines agences des nations. Audit du personnel expatrié : gouvernement-agences des nations unies : la brouille titre le quotidien. 
Le journal révèle que depuis quelques mois, le gouvernement, via son ministre de la Coopération, souhaitait réaliser un audit sur l’utilisation de l’expertise internationale au sein des agences de l’ONU-RDC. Il voulait savoir si les Nations unies n’abusaient pas d’experts internationaux au détriment des compétences locales. 
Selon les termes de référence de cette mission d’audit projetée, elle devait passer en revue les procédures de recrutement, les contrats, interroger les responsables des bureaux, des projets, répertorier tous les experts dans le pays, indique le quotidien. 
Cette démarche a rencontré une farouche opposition du coordonnateur résident des Nations unies qui évoque la Convention sur les privilèges et immunités des Nations unies. Le journal y voit un bras de fer qui ne fait que commencer.​

Rapport sur les Droits de l'Homme en RDC publié conjointement par la BCNUDH et la Monusco (décembre 2015).

Lire aussi :

Droits de l'homme en RDC: Kinshasa rejette le rapport de l'ONU

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