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jeudi 29 janvier 2015

RDC : Vital Kamerhe poursuivi pour une diffamation 3 ans après les faits

La Voix de l'Amérique
29/01/2015


Le président de l'UNC, un des leaders de l’opposition congolaise, sera jugé. Ainsi en a décidé mercredi la Cour suprême.  

Un de ses avocats, Me Joseph Mukendi a déclaré à la presse que Kamerhe sera jugé directement en premier et dernier ressort. 

La décision de la cour suprême, la plus haute juridiction du pays, a siégé mercredi à Kinshasa mais n'a pas révélé la date de début du procès. 

Kamerhe est poursuivie pour une affaire qui l’oppose à une députée du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, Wivine Moleka.

En 2011, l’opposant avait fait des déclarations dénonçant une fraude électorale massive et avait cité en exemple le cas de la députée. 

Un procès était ouvert mais les deux parties étaient parvenues à un arrangement à l’amiable. 

L’Union pour la Nation Congolaise, le parti de Kamerhe dénonce la nouvelle procédure comme un acharnement aux allures politiciennes destiné à empêcher son leader de se présenter à la prochaine présidentielle en obtenant sa condamnation. 

Selon l’AFP, Me Mukendi s'est étonné de la "célérité de la procédure" relancée selon lui par le ministère public lundi, après une semaine de violences meurtrières à Kinshasa provoquées par un projet de révision de la loi électorale pourfendu par un collectif d'opposants codirigé par M. Kamerhe.  

Pour les opposants, la révision de la loi électorale n'a d'autre but que de permettre à M. Kabila, de se maintenir à la tête de l'État au-delà de ce que permet la Constitution. Bien qu'amputée de sa disposition la plus contestée, la nouvelle loi adoptée dimanche ne semble en mesure d'apaiser aucune des craintes qu'ils avaient exprimées. 

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter au terme de son mandat, fin 2016. 

Ancien président de l'Assemblée nationale, M. Kamerhe a été le directeur de campagne de M. Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006. Entré en dissidence en 2010, il est arrivé troisième (avec moins de 8% des voix) à la présidentielle de 2011, marquée par des irrégularités massives. 

Le secrétaire général de l'UNC, Jean-Bertrand Ewanga, avait été condamné en août à un an de prison ferme après un meeting de l'opposition dénonçant les velléités prêtées alors à M. Kabila de vouloir modifier le constitution pour pouvoir se représenter en 2016.

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