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dimanche 8 février 2015

Le Katanga, terre d’opposition au président Kabila

Congo Independant 
07/02/2015

Photomontage: "Joseph Kabila" et Moïse Katumbi Chapwe

Dans un contexte politique délicat, entre acharnement d’un président de la République pour rester au pouvoir et tentatives de musèlement des voix discordantes, la République démocratique du Congo est sur le devant de la scène médiatique depuis le début de l’année. En cause, notamment, le séjour mystérieux d’un poids lourd du parti au pouvoir, Moïse Katumbi, à l’étranger. 

Etait-il vraiment souffrant ou a-t-il préféré prendre ses distances vis-à-vis d’un pouvoir central qu’il désavouerait par conséquent ? Cette question, les commentateurs et les personnalités politiques – jusqu’au président de la République, Joseph Kabila, lui-même – se la posent, depuis qu’un des poids lourds de la région du Katanga, en République démocratique du Congo (RDC), est allé passer un séjour de deux mois à l’étranger pour raisons officielles de santé. Moïse Katumbi, gouverneur katangais et propriétaire du Tout Puissant Mazembe, l’un des plus grands clubs de football du pays, est revenu fin décembre 2014 dans sa province, non sans laisser planer le doute sur ses intentions.

Un « coup d’Etat constitutionnel » 
Cette étrange disparition, qui s’apparente plus à une mise à l’écart autonome, intervient dans un contexte politique national délicat. Joseph Kabila a en effet décidé de soumettre au vote du Parlement une loi électorale, dont l’un des alinéas avait suffi à embraser les rues de la capitale Kinshasa, courant janvier. Le texte décrié, qui a depuis été retiré du projet par les députés et les sénateurs, prévoyait de soumettre la tenue des futures élections présidentielles de 2016 à un recensement de la population congolaise. Selon l’opposition et l’Eglise catholique, très influente en RDC, un tel recensement prendrait plus de trois ans, dans un pays de 77 millions d’habitants cinq fois plus grand que la France, qui souffre d’un déficit criant d’infrastructures. 

Pour beaucoup, il s’agissait en réalité d’un « coup d’Etat constitutionnel », une manière pour le président Kabila d’outrepasser la norme suprême qui l’empêche de briguer un troisième mandat. C’est à l’aune de cette volonté quelque peu autoritaire de la part de Kabila qu’il convient de prendre en considération le séjour « pour raisons médicales » de Moïse Katumbi. Certains lui prêtent en effet la volonté de succéder au président de la République actuel, raison pour laquelle il aurait choisi de prendre ses distances. 

« Pourquoi à Kinshasa ? De quoi ont-ils peur ? » 
Afin de mettre les choses au clair, la présidence a souhaité organiser une réunion avec les notables du Katanga, début janvier, après que son gouverneur a prononcé, le 23 décembre 2014 à son retour, une allocution au cours de laquelle il est soupçonné d’avoir critiqué la manœuvre de Joseph Kabila. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une personnalité politique katangaise désavouerait le président de la République : des membres du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont son vice-président national de la ligue des jeunes, Georges Mawine, estiment que de plus en plus de Katangais sont hostiles au chef de l’Etat. 

Un constat que s’est empressé d’infirmer Félix Kabange Numbi, le ministre de la Santé, lors d’une tournée fin décembre dans la province. « Le Katanga est toujours derrière Joseph Kabila », affirmait-il, se voulant rassurant. Pourtant, le pouvoir central semble quelque peu déstabilisé par ces sorties médiatiques : courant décembre, certains notables katangais avaient été priés de se rendre dans la capitale pour discuter de questions nationales... mais également locales, comme le découpage très critiqué en 4 provinces. « Pourquoi à Kinshasa ? De quoi ont-il peur ? s’était alors exclamé un responsable de l’Union des jeunes Katangais. 

Tandis que certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’absence d’un calendrier électoral arrêté, malgré le retrait de l’alinéa critiqué, il semble que la province du Katanga soit bel et bien un terreau fertile pour l’émergence d’une opposition au président Kabila. Simple coïncidence, quoi que détestable, ou fait divers directement corrélé, le Haut commissariat aux réfugiés tire régulièrement la sonnette d’alarme pour dénoncer les déplacements massifs de la population katangaise. 
In Mediapart, 05 février 2015 | Par Eric M

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