21/12/2013
La résolution des problèmes de l’Est de la RDC passera par un dialogue direct entre les chefs d’État de la sous-région, estime Russ Feingold, l’envoyé spécial américain dans la région des Grands Lacs, dans une interview accordée à « Jeune Afrique » le 6 décembre, marque du Sommet Afrique-France.
Jeune Afrique : Vous effectuez une tournée pour trouver une solution négociée des problèmes dans les Grands Lacs. Mais qui doit négocier ? Kinshasa et les groupes rebelles ? Ou les États de la région ?
Russ Feingold : Aussi heureux que nous sommes que le Mouvement du 23-Mars (M23) a été démantelé et que les interférences dans l’est du Congo ont été réduites, cette tragédie n'est pas pour autant résolue. Non seulement il y a d’autres groupes armés, mais il y a des problèmes de sécurité des frontières, du retour sécurisé des réfugiés et des personnes déplacées. Ces problèmes-là ne se résoudront pas si nous ne créons pas un dialogue, conduit, évidemment, par les Africains. Je ne vais pas répondre à la question de qui et comment cela va être fait, mais la plupart des observateurs pensent que la conclusion des discussions de Kampala n’est pas suffisante. Que les pays eux-mêmes doivent s’asseoir autour d’une table.

